Bribes d’histoire -13-

Posté par imsat le 1 décembre 2018

La seconde situation dont je tenais à rendre compte est liée à la page Wikipédia de la ville de Batna. Jusqu’en janvier 2011, le passage consacré à mon arrière grand-père jeddi Ali était positionné en page d’accueil du site. Des dizaines de milliers d’internautes au moins le connaissent. Je le livre ci-dessous in extenso pour la compréhension de mon propos.
« La famille Chikhi : Dès 1848 l’un des premiers arrivants fut Ali Chikhi, originaire du village d’Azrou Kolal, de la tribu des Beni Menguellet, Daira de Ain El Hammam kabyle. Il s’établit d’abord à El Madher où il exploitera une ferme qui alimentera en fruits, légumes et lait toute la région et en particulier la ville de Batna ; 60 % des Batnéens ayant vécu entre 1890 et 1962 ont bu le lait des vaches de Ali Chikhi ou mangé de ses légumes et de ses fruits. Ali Chikhi a eu six garçons dont l’aîné était Med Larbi et le plus jeune Seddik, qui l’aidèrent dans la gestion de ses terres. En fait, il possédera une grande partie de la ville de Batna. Le quartier la « Cité Chikhi » porte son nom. Fort respecté par les chaouis dont il apprit avec facilité la langue chaoui, lui-même étant Berbère Kabyle » 
Je consultais régulièrement cette page pour voir si son contenu allait évoluer et être enrichi, et dans quelle mesure, en concertation avec des proches, je pouvais apporter des informations complémentaires concernant notre famille durant la période considérée, c’est-à-dire avant l’indépendance du pays. A partir de janvier 2011, j’ai été surpris de relever que ce passage dont la formulation élogieuse est tout de même reconnue, avait été déplacé de la page d’accueil à la rubrique discussion. Le commentaire consacré aux familles Tombini et Perego, d’origine italienne, avait subi le même « sort ». Les animateurs de la page ont ainsi procédé à ce transfert de façon discrétionnaire et sans aucune explication. J’étais tenté d’épiloguer sur les tenants et aboutissants de ce décalage. J’en avais parlé autour de moi. Nous en avions conclu qu’il nous appartenait de nous réapproprier cette histoire car c’est la nôtre, et surtout d’en relater l’essentiel pour préciser les choses, remettre les pendules à l’heure s’il y a lieu, inscrire cette démarche dans une perspective plus globale…
Lamine Bey Chikhi

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Bribes d’histoire -12-

Posté par imsat le 21 novembre 2018

S’expliquer sur l’histoire, c’est notamment s’intéresser à certains de ses non-dits. Et ces non-dits ne nous sont pas forcément ni toujours imputables. Je veux dire qu’ils impliquent quelquefois des tierces parties. Je vais illustrer ce propos en relatant deux situations. La première renvoie à une émission de la télévision publique algérienne diffusée dans les années 80 et consacrée à la dimension culturelle et historique des principales villes d’Algérie. Chacun de ses numéros durait un peu plus d’une heure. Celui relatif à Batna était animé par le chanteur Youssef B qui avait convié pour la circonstance M.Bouha un ancien de la ville, réputé pour sa connaissance encyclopédique de Batna. Bouha était aussi un homme de théâtre, un comédien, humoriste et scénariste; il dirigeait d’ailleurs la section théâtrale de la troupe Essaada de Batna, dans les années 60-70. Dès l’entame de l’émission diffusée depuis une salle de la ville (probablement du siège de la wilaya), et après avoir souhaité la bienvenue à l’assistance fort nombreuse, Youssef B demanda à M.Bouha de présenter sommairement l’histoire de Batna. Et Bouha commença en déclarant tout de go: « L’histoire de Batna remonte aux années 1840; la ville a été fondée par Napoléon III, mais, assez vite, des familles pionnières algériennes s’y installèrent, parmi lesquelles la famille Chikhi… » Mais Bouha fut aussitôt interrompu par l’animateur qui lui dit de façon expéditive: « Laissons cela de côté pour l’instant et parlons plutôt d’autres aspects plus « contemporains » de la ville… » Bouha était quelque peu désarçonné par cette coupure intempestive, discourtoise et infondée, mais il acquiesça et se mit à évoquer l’activité sociale et culturelle, l’art culinaire de la ville, quelques séquences de la guerre de libération, etc. L’émission resta polarisée autour de ces considérations; j’étais évidemment outré par cette censure flagrante d’un pan important de l’histoire de la ville. Je me suis demandé si elle était du seul fait du présentateur ou si elle lui avait été soufflée via son oreillette. Je pencherais plutôt pour la première hypothèse même si la seconde reste aussi plausible. Cela dit, il me paraît utile de souligner que Youssef B a commencé sa carrière de chanteur au sein du groupe musical Essaada dirigé alors par mon cousin Kamel Chikhi…

Lamine Bey Chikhi

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Bribes d’histoire -11-

Posté par imsat le 14 novembre 2018

Je m’étais promis de revenir sur certaines évocations soit parce que je les avais à peine esquissées soit parce que je trouvais que je n’en avais pas tiré tous les enseignements sur le plan de la réflexion. Celle qui, aujourd’hui, me paraît devoir être décryptée est liée à une sorte de phrase-sentence de mon cousin Chérif quelques mois avant son décès. Au terme d’une conversation que nous avions eue au sujet des archives dont il disposait et pour lesquelles j’avais manifesté un réel intérêt, il m’avait dit, placidement et l’air convaincu, assuré, comme s’il n’avait pas besoin d’argumenter: « A Batna, l’histoire des Chikhi s’est achevée en 1962″ Sur le coup, je me suis dit que je pouvais peut-être avoir des convergences avec lui; j’ai d’abord trouvé que son propos avait une résonance particulière, un certain retentissement. J’ai tout de suite pensé à « La fin de l’histoire et le dernier homme » le livre phare du politologue américain Francis Fukuyama paru en 1992 même si je savais que ce n’était pas du tout le même registre. Quelque chose dans ma tête me disait que je pouvais quand même établir des passerelles entre certaines de mes lectures et ma compréhension de l’histoire de ma famille. C’est d’abord à cela que le constat formellement implacable de Chérif m’a fait penser. Cette recherche de liens, cette tentation de l’extrapolation, c’est comme un réflexe que je cultive parce que j’estime que l’interactivité intellectuelle, les connexités dialectiques sont à puiser un peu partout et notamment dans ce que l’on a pu engranger comme idées, concepts, modes de raisonnement via nos lectures, nos échanges. Si j’avais revu Chérif, nous aurions pris le temps d’en discuter. Et je suis à peu près sûr que nous serions tombés d’accord pour considérer au moins que 1962 marque non pas la fin de l’histoire mais la fin d’une histoire de notre famille. Pour moi, le constat de la fin de l’histoire est d’abord porteur d’une nostalgie: nostalgie d’une époque que nous n’avons pas connue ou dont nous n’avons connu que des « reliquats » à travers ce que les adultes nous avaient raconté. La référence à l’époque dont il s’agit renvoie à un mode de vie, des rapports intra familiaux, des relations sociales, un patrimoine matériel et culturel, un processus de transmission, un héritage, des implications protéiformes (économiques, sociales, politiques…) d’une famille, la nôtre, dans le réel, les réalités d’une ville, Batna, entre le milieu du 19è siècle et l’indépendance du pays en 1962. Je crois utile de préciser que lorsque je parle de nostalgie, je le fais principalement sous le prisme de la famille. C’est donc une nostalgie familiale y compris quand la référence correspondante porte aussi indirectement sur son cadre temporel. A la limite, je pourrais même dire que l’époque en question n’aurait de sens que par rapport au sentiment que chacun d’entre nous éprouve pour notre famille, pour son histoire. C’est une affaire de perception, de sensibilité, sans doute aussi de conscience. Pour ma part, je soutiens que si je gomme les images, les anecdotes vécues ou rapportées en lien avec cet aspect mais aussi ce qu’elles pourraient susciter à un niveau individuel, eh bien les considérations relatives à la problématique de l’époque s’écroulent, disparaissent. Je tenais à le préciser de sorte qu’il n’y ait ni amalgame ni équivoque ou malentendu sur mes intentions ou sur mon approche de l’histoire. Il n’est pas exclu que je m’en explique à nouveau.

Lamine Bey Chikhi

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Bribes d’histoire -10-

Posté par imsat le 29 octobre 2018

Nous savions depuis belle lurette que dada, mon oncle paternel Chikhi Abdallah dit Abderrahmane, avait été mobilisé lors du second conflit mondial. Nous savions que c’était important, digne d’intérêt, méritoire, glorieux. Mais nous n’avons jamais pris le temps d’en parler vraiment. Adolescents,  il nous arrivait juste de dire, non sans quelque fierté : « il a fait la guerre mondiale… ». Même plus tard, nous n’évoquions pas autre chose à propos de cette participation; nous ne prenions pas toute la mesure de cet engagement; nous avions d’autres préoccupations (les études, la vie quotidienne, divers centres d’intérêt). Il y a quelques années, j’avais suggéré à mon cousin Mourad d’écrire quelque chose sur son père, par exemple un chapitre sur sa participation à la guerre (mais pas seulement), d’abord par devoir de mémoire, ensuite pour bien montrer à travers cette formalisation que cela fait partie intégrante de l’histoire de notre famille. Agir de la sorte, c’est mettre en avant, valoriser ce qui, dans cette histoire mérite de l’être. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Mourad a fini par reconstituer minutieusement l’itinéraire de son père sur la base de diverses sources documentaires. Par une rigoureuse restitution du parcours, des mouvements et des stratégies de la 87è Division d’infanterie d’Afrique (DIA) dont faisait partie mon oncle Abdallah de septembre 1939 au 16 juillet 1940, date de dissolution de la division, il nous donne à visualiser le cheminement de son père à travers les processus de déploiement-redéploiement, offensives, coups de main, repli, contre-offensives et résistance des troupes de la Division. On imagine ainsi mon oncle et on voit en même temps l’évolution de cette division quasiment au jour le jour. Dada est mobilisé comme infirmier le 1er septembre 1939 au GSD (Groupe sanitaire divisionnaire 16è section d’infanterie de Lunel) de la 87ème DIA composée à 80% de tirailleurs algériens. Il obtient le grade de sergent chef le 21.11.1939.  Blessé à son poste au GSD au cours d’un bombardement de l’antenne du GSD à Vic sur Aisnes le 5 juin 1940 lors de l’offensive allemande, il est replié avant d’être démobilisé le 30 Août 1940. La chronologie des événements précisément établie par Mourad nous permet de « suivre » la 87ème DIA de la 7è armée du 24ème corps d’armée à travers divers territoires, villes, villages, lieux. Défilent sous nos yeux des images de Batna où vivait mon oncle, Constantine où la Division est mise sur pied le 2 septembre 1939, Bizerte en Tunisie, sa zone de concentration de septembre à novembre 39, puis la France via notamment Marseille de novembre 1939 à août 1940. Etablie sur la Somme, le canal Crozat, l’Ailette et l’Oise à Coucy le chateau, elle couvre 6kms. Le 27.11.39, la DIA est transportée par voie ferrée dans la zone des armées, région d’Arcis sur Aube. Le 27.02.40 elle fait mouvement dans la région de Dieuze Avricourt, Benestroff en Moselle puis le 1er mars vers la région de Sarguemines. A partir du 4 mars, elle se déploie vers le secteur centre de la Sarre (ligne Maginot) et forme une ligne le long de la frontière allemande. Elle fait preuve d’abnégation, d’endurance et de vaillance. Les 9, 10, 11, 12, 13 juin la Division opère sur ordre plusieurs mouvements de repli sur 15 kms jusqu’à Fontainebleau puis reprend jusqu’au 24 juin 1940 sur la Vienne après 500kms depuis l’Ailette. La guerre se termine le 25.06.1940 à 0h35 sans que la 7è armée dont faisait partie la 87ème DIA ait été vaincue. Dada y était ! je le dis comme ça parce que ce n’est pas banal ni ordinaire ! il faut peut-être essayer d’imaginer, de se transposer mentalement dans le contexte de l’époque pour comprendre, ressentir…Mon oncle se voit décerner la croix de guerre 1939-1940, la médaille militaire pour blessure de guerre et une citation à l’ordre de la brigade le 9 juin 1940. Quand Mourad rappelle au passage et à juste raison que, durant la période mai-juin 1940, 54000 Nord Africains, parmi lesquels près de 40 000 Algériens, sont morts, auxquels s’ajoutent 90000 prisonniers dont 60 000 algériens, on mesure l’importance des pertes humaines, l’ampleur des sacrifices. Mon oncle aurait pu y laisser sa peau ! Avec le recul, on perçoit mieux le fait qu’il fut un des acteurs dans la guerre. On se sent subjectivement concerné. En général, quand on évoque les conflits d’envergure, les guerres, on met en avant le quantitatif, les statistiques de masse, le collectif, mais rarement l’individuel, le singulier. En revanche, quand on s’intéresse à un destin individuel, on voit, on comprend différemment non seulement la personne concernée mais aussi la guerre à laquelle il a participé. Le destin individuel relègue ainsi au second plan les enjeux globaux d’une guerre. On n’est plus dans les chiffres qui banalisent, qui effacent, néantisent l’individu mais dans l’humain, le spécifique, l’intrinsèque. Le focus porte sur l’homme. Et c’est bien sous cet angle que la mobilisation, l’itinéraire, la blessure de dada Abderrahmane prennent une signification particulière et nous incitent à compléter notre regard sur l’histoire.

Lamine Bey Chikhi

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Bribes d’histoire -9-

Posté par imsat le 19 septembre 2018

Si j’ai intitulé cette chronique « Bribes d’histoire », c’est un peu en référence à ma mère, à la façon qu’elle avait de relater ce qu’elle savait de l’histoire de notre famille. Elle le faisait justement par bribes, par petites touches, au détour d’une anecdote, d’un souvenir. Je me contentais de ce qu’elle me disait même quand c’était bref, sommaire, partiel. Il lui arrivait de revenir sur des points de détail mais toujours de manière parcellaire. Quand elle n’était pas sûre de ce qu’elle avançait, elle disait « peut-être » ou « je crois » ou encore « je ne m’en souviens plus très bien ». J’ai rapporté pas mal de ses bribes via ce blog depuis 2009. En aurais-je su davantage si j’avais adopté une démarche volontariste, structurée dans nos conversations, en lui posant des questions claires, explicites sur des faits précis? Peut-être, mais j’ai préféré inscrire nos échanges dans la convivialité, la sérénité, la liberté en étant convaincu qu’il en émergerait systématiquement des considérations précieuses. Elle nous a quittés il y a maintenant 8 ans (19 septembre 2010). Elle est toujours dans mes pensées. Paix à son âme, allah yerhamha.

Lamine Bey Chikhi

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Bribes d’histoire-8-

Posté par imsat le 8 septembre 2018

Voici ce que rapporte l’hebdomadaire l’Illustration dans l’une de ses éditions de l’année 1937 au sujet de Dar El Foukara créée par mon père en 1936: « Dar el Foukara, la maison des pauvres, le beau nom qui évoque pour les déshérités l’accueil fraternel et le soulagement de leur misère. Car la misère est grande dans les régions des hauts plateaux algériens, cruellement éprouvées par six années de récoltes déficitaires et où n’existent ni industries, ni grandes exploitations agricoles permettant de fournir aux déshérités, aux nécessiteux, du travail et du pain. C’est pourquoi Batna, la ville des hauts plateaux, a créé la « maison des pauvres », maison secourable et soeur de son « dispensaire infantile Carde ». Mères affamées, nourrissons sous-alimentés, infirmes, vieillards trouvent aide médicale et assistance matérielle dans ces deux oeuvres de solidarité humaine. L’inlassable dévouement de Mme Auclair et la profonde bonté de M.Chikhi Messaoud ont fait de ces émouvantes organisations charitables, des moyens efficaces de lutte contre la souffrance et la faim ». Ce témoignage recoupe celui publié dans l’écho du Sahara du 1er janvier 1937 et rapporté par A.Zouzou, notamment quant aux conditions de vie déplorables d’une partie de la population batnéenne. L’historien écrit: « En temps de crise économique, comme dans les années 1930, la misère semble avoir fait augmenter le nombre de mendiants, de nécessiteux enveloppés dans des haillons, le teint hâve, tendant la main, faisant un appel pressant à la charité. Heureusement, les riches musulmans de la cité, par des oeuvres d’assistance qu’ils réalisèrent, à l’instar de Dar El Foukara qu’un comité présidé par Chikhi Messaoud avait créée en fin d’année 1936, purent atténuer le triste spectacle qu’offraient les sans ressources ». Je relève que Dar El Foukara était une organisation pionnière en matière d’aide aux nécessiteux et autres victimes de l’injustice sociale et de toutes sortes de discriminations, dans la mesure où elle a été mise en place bien avant le Secours populaire qui n’a été créé qu’en 1945. Quand on évoque Dar El Foukara, on ne peut donc s’empêcher de faire le parallèle avec le Secours populaire mais aussi avec les Restos du coeur lancés par Coluche en 1985…

Lamine Bey Chikhi

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Bribes d’histoire -7-

Posté par imsat le 2 septembre 2018

Cousine Z  m’a précisé que la seconde ferme de Jedi Ali dite ferme Meyer, était située à Kéchida-Batna et que notre arrière grand-père l’avait prise en location dans le cadre d’un bail de 9 ans, de 1945 à 1954. Jedi Ali et ses enfants exploitaient ainsi cette ferme en plus de celle qu’ils possédaient en toute propriété à El Madher et qui était la plus importante en termes de superficie, d’équipements et de rendement. Il reste à clarifier l’indication de JP Marin quant à une cession de la ferme de ses grand-parents au profit de la famille Chikhi à partir de 1918. Il conviendrait aussi de recueillir d’autres éléments d’information sur le processus ayant conduit à l’acquisition de la ferme d’El Madher en particulier sur les circonstances historiques y afférentes.

Lamine Bey Chikhi

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Bribes d’histoire -6-

Posté par imsat le 28 août 2018

Mon arrière grand-père paternel Ali ne se limita pas à exploiter ses deux fermes et autres affaires, ce qui était déjà considérable. Il participa aussi concrètement et pleinement aux activités cultuelles et culturelles de la ville. L’historien A.Zouzou écrit à ce propos: « Toutes les activités culturelles, religieuses et même celles à caractère politique des citadins musulmans allaient se centrer sur la nouvelle mosquée de Batna, construite en 1924. L’ancienne mosquée construite en 1852 fut détruite par le tremblement de terre de 1924. Le projet de la nouvelle mosquée fut concrétisé grâce aux fonds recueillis par un groupe de notables. Ces notables, dont Chikhi ali, devinrent tous en 1925 membres du Conseil d’administration de la nouvelle mosquée. Chikhi a fait partie de l’ancien bureau jusqu’en 1939 année à partir de laquelle un nouveau bureau fut constitué. Un différend surgit entre ce bureau et les anciens membres, qui a donné lieu à une procédure judiciaire qui traîna jusqu’en 1942… »

Lamine Bey Chikhi

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Bribes d’histoire -5-

Posté par imsat le 18 août 2018

C’est l’un des autocars de la Stab que nous avions pris en juillet 1960, mes cousins Youssef, Mouhou, mon frère Ferid et moi, pour nous rendre à Philippeville afin d’embarquer à bord du paquebot Président de Cazalet et rejoindre, via Marseille puis Perpignan, le centre de vacances de Quérigut en Ariège dans les Pyrénées orientales. Il y avait avec nous d’autres élèves, français et algériens, de l’école Jules Ferry et du collège de Batna. Notre séjour à Quérigut fut merveilleux, palpitant et profitable à tous points de vue. Je tenais à relater cette séquence parce qu’elle est connectée à un élément matériel de l’histoire de la famille, à savoir les transports Chikhi. Les souvenirs personnels sont potentiellement sujets à une multitude d’interprétations. D’autres images impliquent la société de transports. Avec le recul du temps, elles suscitent de nouvelles émotions. Ces souvenirs déclenchent, favorisent, accompagnent un processus d’éclaircissement non seulement par rapport à des considérations individuelles, subjectives mais aussi au regard de l’histoire.

Lamine Bey Chikhi

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Bribes d’histoire -4-

Posté par imsat le 14 août 2018

La dimension économique et commerciale de l’histoire de la famille n’est pas négligeable. J’ai déjà eu à en évoquer quelques aspects (250 hectares de terres et deux fermes dont disposaient mon arrière grand-père paternel Ali et ses enfants). L’historien A.Zouzou qui les cite dans sa thèse, met en exergue la modernité des équipements de la ferme d’El Madher. Un autre auteur parle de la ferme; il s’agit de Jean-Pierre Marin. Dans son ouvrage Au forgeron de Batna (l’Harmattan, 2005) il écrit à propos de l’une des fermes concernées: « …La ferme construite en 1870, a cessé d’être la propriété de la famille Isidore depuis la fin de la première guerre mondiale et est restée des décennies dans la famille Chikhi… » Le même auteur cite brièvement les transports Chikhi (la STAB,société des transports automobiles batnéens) sans toutefois préciser que les cars de la société desservaient les lignes Batna-Constantine-Phillipeville (Skikda). Les bureaux de Batna et Constantine de la société étaient gérés respectivement par mon père et mon oncle Abdallah. Ces faits sont parfaitement connus au sein de la famille. Rappelés tels quels, ils n’apportent rien de nouveau dans la connaissance de notre histoire. La seule particularité réside, pour certains d’entre-eux, dans leur formalisation écrite par des auteurs sur la base de diverses sources documentaires. Des rectificatifs et/ou compléments d’information ne sont d’ailleurs pas à exclure. Il y aurait peut-être aussi un effort à engager dans le décryptage de certaines données. Plusieurs pistes sont ouvertes…

 Lamine Bey Chikhi

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