Autrefois, le bonheur…

Posté par imsat le 9 mai 2010

Sur quoi reposait notre bonheur dans les annés 1960 ? il me semble que c’était un tout : la famille, les saisons, le quartier, les particularités de l’enfance, l’adolescence, une certaine inconscience (insouciance) par rapport aux aléas de la vie, la santé, la certitude de pouvoir compter sur les adultes pour presque tout, l’assurance que nous procurait le fait de savoir que nos aînés étaient là, prêts à intervenir en toutes circonstances, le bien-être lié à des événements ( rencontres, vacances d’été, réunions familiales…) dont nous étions toujours sûrs de pouvoir profiter.

Et puis, il y avait le temps : Nous en avions une perception aérée, flexible; nous avions le temps; nous le prenions; il s’offrait à nous abondamment; nous n’étions pas pressés. En tout cas, moi je ne l’étais pas; je m’en rendais d’ailleurs compte durant les grandes vacances lors de nos longues et douces flâneries entre l’avenue de la République et les Allées.

Il y avait aussi les échanges épistolaires, les miens et ceux des autres ( les proches). Je m’imprégnais de diverses façons des lettres que je recevais d’Anastasia, ma correspondante de Bucarest; j’étais subjugué par cette forme de communication en ce qu’elle néantisait toutes les frontières (géographiques, culturelles, sociales…). Je passais de longs moments à lire, à contempler les lettres que je recevais en imaginant Anastasia dans la même posture à la lecture des miennes.

Quant à la musique, elle contribuait évidemment grandement à l’ambiance qui prévalait alors; mais il n’y avait pas que les chansons et les chanteurs, il y avait aussi les pochettes de disques; elles annonçaient le plaisir dont les chansons étaient porteuses; je me souviens de celle d’un disque reprenant les musiques des chansons les plus populaires de l’époque, celles d’Aznavour, de Ferrat, de Patricia Carli, entre autres. Le dos de cette pochette représentait une photo en couleur de Claudia Cardinale; j’écoutais le disque tout en « décortiquant  » le visage lisse et souriant de l’actrice; je ne m’en lassais pas; c’était bien avant que je ne découvre vraiment la star avec le même ravissement dans Le Guépard de Luchino Visconti.

Lamine Bey Chikhi

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