La dernière image

Posté par imsat le 29 décembre 2010

Je me mets devant sa photo puis je récite la fatiha, la sourate d’ouverture du Coran, avant de demander à Dieu d’accorder sa miséricorde à ma mère et à mon père. Je le fais le matin avant de sortir.

Faut-il que je demande à mon oncle de Constantine de me confirmer si la récitation de la fatiha face à une photo est recevable au regard des normes de l’Islam ?

En d’autres circonstances, je ne me serais pas posé la question; mais, aujourd’hui que foisonnent les interprétations religieuses à propos de tout et n’importe quoi, je m’interroge.

Quoi qu’il en soit, cela ne m’empêche pas de considérer la photo comme un élément qui me permet surtout, quand je dis la fatiha, de penser fortement à ma mère, d’avoir son visage sous les yeux, de la sentir presque présente, d’être en osmose avec ce que je dis en implorant Dieu.

Je peux prier à la mémoire de mon père sans recourir à la photo. Je n’ai pas besoin pour ce faire de me concentrer. Pour ma mère, c’est différent.  Trois jours après son décès, je me suis empressé de faire agrandir et encadrer joliment sa dernière photographie (une photo d’identité) et de la poser sur le buffet du salon. Il fallait que je le fasse. C’était urgent et prioritaire. J’avais d’autres photos d’elle, un peu dispersées, pas très récentes mais je tenais à mettre en évidence celle qu’elle avait prise quelques mois avant sa disparition.

Le repère fondamental était là et bien là. Le reste pouvait attendre.

Lamine Bey Chikhi  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

 

Moi et plein d'autre chose |
ttyl |
soireeentrefilles |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Les aventures de Maeva Carlino
| sandrinealexandre
| nonogody