Ce que je pense de Bouteflika -19-

Posté par imsat le 25 janvier 2014

Pourquoi ai-je dit que la réconciliation nationale avait été pensée par Bouteflika comme un processus total, un projet tous azimuts ? Eh bien en raison notamment de sa portée historique et culturelle. Le Président n’a eu de cesse de rappeler qu’il s’agissait de réconcilier les algériens entre eux mais aussi avec leur histoire plusieurs fois millénaire. La référence au triptyque amazighité, islamité, arabité sur lequel repose l’identité algérienne a été récurrente dans les discours de Bouteflika.

Briser les tabous. Le Président a tout mis sur la table. Je le dis eu égard à son discours historique de Constantine (juillet 1999) dans lequel il fait l’éloge de l’apport de la communauté juive à la culture algérienne. Ce discours, à mon sens extrêmement audacieux, à la fois culturel et  très politique, a été prononcé au stade de Constantine devant plus de 50 000 personnes. D’autres dirigeants politiques auraient-ils eu la même témérité, pris le même risque ? Auraient-ils osé prononcer un tel discours ? Sincèrement, je ne le crois pas. Le colloque sur Saint Augustin organisé sous son égide à Alger en avril 2001, s’inscrivait dans la même perspective. Celle d’une réconciliation de l’algérien avec lui-même mais aussi avec ses compatriotes toutes confessions confondues. J’étais ravi de voir Bouteflika jeter toutes ses forces dans cette bataille pour la paix. Il s’impliquait là où il fallait. Il battait le fer tant qu’il était chaud, brisant nombre de tabous, bousculant les idées reçues, frappant les esprits, transformant l’inertie en énergie. La réconciliation, ce n’est pas seulement sortir de la guerre, c’est aussi rétablir des passerelles entre le passé millénaire de l’Algérie et le présent. La réconciliation rassemble, fédère, unifie. C’est l’affaire de tous les algériens. C’est la tolérance, l’ouverture sur l’autre. En le rappelant ainsi, je pense à ce qui a été dit à propos de l’annulation de la visite que devait faire Enrico Macias à Constantine en 2000. On a beaucoup glosé sur ce voyage avorté, surtout outre-méditerranée. J’aimerais juste rappeler que Roger Hanin et Alexandre Arcady tous deux de confession juive sont venus plusieurs fois en Algérie, et que Jean Pierre ELkabbach a été fait citoyen d’honneur d’Oran, sa ville natale, en 2001. A l’époque, je me disais : « Pourquoi diable, Enrico Macias n’a t-il pas fait simplement comme Roger Hanin ? »

Lamine Bey Chikhi

Une Réponse à “Ce que je pense de Bouteflika -19-”

  1. unevieniplusnimoins dit :

    coucou,

    Je trouve ton blog très intéressant! bonne continuation!

    http://unevieniplusnimoins.unblog.fr/

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