Bribes d’histoire-22-

Posté par imsat le 16 mars 2019

La notion de jonction m’inspire une réflexion et pas mal d’idées sur ce qui relie des tranches d’histoire et qui est porté par les humains. Jonction, relais, passage de témoin, médiation, intermédiation, passerelles, tout cela recouvre la même chose par rapport à ce à quoi je songe. C’est aussi une certaine continuité, pour ne pas dire un changement dans la continuité. C’est un peu dans cette trajectoire que j’inscris l’évolution de notre famille. L’indépendance en 1962 a marqué la fin d’une histoire en même temps que le début d’une nouvelle, d’une autre histoire. Il n’est pas contradictoire d’évoquer, entre les deux phases, une discontinuité en termes d’influence, de rayonnement, de patrimoine, de concentration géographique mais également une continuité en termes philosophiques, culturels, intellectuels, de valeurs morales. Il a fallu s’adapter au changement fondamental incontournable du contexte historique global introduit, imposé en 1962. Cette mise au diapason était somme toute ordinaire, banale, sans éclat. Les enfants puis les adolescents que nous étions, vivaient dans une normalité, une continuité morale sur laquelle nos aînés ont veillé de telle sorte que nous la sentions sereine, sans rupture. Les symboles de richesse, les fermes, les cars, les terres, les affaires, le commerce, tout cela s’était réduit comme peau de chagrin, avant de disparaître pratiquement. La continuité dont je parle a à voir avec les valeurs morales la respectabilité, le légalisme, mais elle a aussi été déclinée sous d’autres formes que celles qui prévalaient  entre 1850 et 1962. Un engagement de type nouveau s’était déployé…

Lamine Bey Chikhi

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