I comme Italia -3-

Posté par imsat le 10 janvier 2024

« Merci de ces heures d’hier qui resteront plantées dans mon souvenir pour y refleurir souvent. »

Rainer Maria Rilke, Lettres à une amie vénitienne

J’aurais aimé être aussi audacieux que les surréalistes et dire les choses clairement, sans fioritures. Mais l’autocensure est là et m’incite à la retenue, donc à tout nuancer, tout relativiser. J’en suis conscient mais je me dis que je pourrai  surmonter cet obstacle soit par bribes de façon sélective, soit à la faveur d’une sorte de synthèse dont je choisirai le moment. Mon alter ego n’a pas tout à fait tort quand il me reproche de m’enliser dans ce que j’essaie de montrer ou d’expliquer. Alors que je tentais de rebondir sur l’hypothèse d’un scénario de film autour de Nedjma de Kateb Yacine (j’en rêve depuis longtemps) en indiquant au passage que ce que m’inspirait « I comme Italia » me faisait penser un peu à Nedjma, il m’a immédiatement retorqué que cela ne tenait pas la route, que je commençais à divaguer et que tout était confus dans mon propos par ailleurs réducteur et caricatural s’agissant de Nedjma. C’est vrai, je lui en avais parlé autrement en me focalisant sur le succés planétaire que son adaptation cinématographique pourrait obtenir si l’on en confiait la mise en scène à un cinéaste chevronné et si l’on mettait le paquet (les moyens financiers) pour que Nedjma soit interprétée par une star mondiale. Mon extrapolation récente concernant « I comme Italia » était partielle et minimale. Je voulais juste dire que « I comme Italia » était courtisée, convoitée par plein de gens et qu’il n’était pas excessif ni déraisonnable de voir en elle une femme pas forcément fatale, mais séduisante,  désirable, intelligente et qui génère toutes sortes de fantasmes tout en restant zen…Serais-je, comme le soutient mon « camarade littéraire », à la recherche illusoire du temps perdu dont le levier serait « I comme Italia »? Pourquoi illusoire ? Il ne répond pas vraiment à la question, préférant botter en touche en s’interrogeant de nouveau sur ce que je cherche concrètement à travers mon « projet d’écriture ». C’est lui qui met les guillemets…Je m’évertue à lui répéter qu’Il n’y a pas de plan dans ce que j’entreprends, que tout est disparate, que c’est comme un puzzle mais que je sais comment m’y prendre pour tout remettre en place, le moment venu. Pour l’instant, ce qui m’importe c’est de parler d’elle et de mémoriser à ma façon les idées qu’elle m’inspire au jour le jour ou presque… J’ignore si cela est appelé à changer. J’y ai pensé mais cette perspective ne me préoccupe pas vraiment. Mon stock de souvenirs est tel qu’il m’offrira plein de perspectives quant au sort à réserver à mes pérégrinations intellectuelles.

Lamine Bey Chikhi

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