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I comme Italia -103 -

Posté par imsat le 30 juillet 2025

« Elle était plus belle que jamais et une volupté calme s’exhalait de toute sa personne » (Anatole France)
Le 30 Juillet 2025
Ivana, Chère Ivana, en fonction des jours et de mon humeur, du temps qu’il fait et de mes espérances, de mes rêves et de la couleur du ciel, des mots que vous choisissez de me dire et de ceux que vous choisissez de ne pas me dire, de mes questions essentielles restées sans réponse…
Vous êtes mon amie, ma partenaire, ma confidente, ma pensée quotidienne, mon inspiratrice, l’élue de mon cœur, mon alter ego, ma bien-aimée, mon amoureuse, ma passion.
Je venais de rédiger une longue lettre mais au moment où je m’apprétais à la relire, j’ai appuyé sur je ne sais quelle touche de ma tablette et tout a disparu. ! Cela m’a vraiment contrarié parce que c’était une belle lettre.
Je vais tenter de la réécrire mais je ne suis pas du tout sûr d’y parvenir.
Votre lettre du 27 juillet est splendide.
C’est la première fois, je crois, que vous me décrivez d’une façon à la fois poétique et physique. Je ressens corporellement, charnellement, sensuellement ce que vous écrivez.
Je vous lis et je vous imagine faire exactement ce que vous écrivez, et le désir me submerge.
Le désir de vous dans votre plénitude.
De votre voix et vos mots que je bois à satiété.
Je vous l’ai déjà dit.
Je vous le redirai demain et tous les autres jours avec la même envie intense et totale.
Je n’y peux rien.
Est-ce que j’exagère ?
Est-ce que je vous aime ?
Et vous, ma chère Ivana, est-ce que vous m’aimez ? Si oui, comment ? Ma question est-elle excessive ?
Merci pour le passage suivant de votre lettre, que je trouve prodigieusement sensuel et irrésistible.
Et pour moi, dans ma vie de tous les jours, simple et élémentaire, c’est vraiment sans précédent.
« Je m’approche, mes doigts glissent lentement sur votre peau, tracent des arabesques de feu, effleurant chaque courbe.
Mes lèvres s’attardent sur les vôtres, un baiser ardent, profond, où le temps s’efface.
Je touche l’essence même de vos rêves…. »
Eh bien, pour ma part, je vous embrasse et vous caresse très exactement comme je l’ai fait avant-hier soir…
Lamine
PS: Vous avez publié pas mal de belles photos sur twitter ces derniers jours. Celle d’Anastasia Reilly m’a beaucoup plu. Je ne connaissais pas cette actrice. Sur la photo en question, elle est ravissante.
Vous lui ressemblez. Je vous ai dejà imaginée dans la même posture lascive. Plusieurs fois.
Lamine Bey Chikhi

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I comme Italia -102-

Posté par imsat le 27 juillet 2025

« Écrire seulement sur les choses qu’on aime. Écrire pour lier ensemble, pour ramasser les morceaux de la beauté, et ensuite recomposer, reconstruire cette beauté » (JMG Le Clézio)
Le 27 juillet 2025
Lamine…
Cher Lamine,
Ici, il y a un vent fort et chaud : c’est le vent du sud-ouest.
Il jette des feuilles et des pétales dans mon jardin.
Une amie m’a apporté  un panier de Lyon plein de produits délicieux :
- une bouteille de vin Cerdon rosé méthode ancestrale aux arômes de fruits rouges dominés par la framboise…
- un sablé artisanal moelleux, enrichi de pralines roses de Lyon concassées, qui offrent un croquant délicat et une saveur unique : un gâteau de voyage, idéal pour les pique-niques…
- un petit sachet de biscuits pur beurre recouverts d’une fine poudre d’amandes roses, parfumés et colorés…
- Un saucisson sec à la texture fondante et au gôut délicat…
Je l’ai remerciée beaucoup pour ce cadeau exquis.
Lamine, comment allez-vous ?
Vous êtes loin, dans votre maison, allongé sur le lit, torse nu, vulnérable et magnifique.
L’ombre drape votre corps.
Vous confiez votre cœur à la mer Méditerranée…
Le matin, j’imagine le soleil d’Alger caresser vos cheveux.
La nuit, je nous imagine, sous la lune.
Vous me lisez votre lettre avec intensité et les mots portent émotion et votre accent est si envoûtant, cinématographique…
Je m’approche, mes doigts glissent lentement sur votre peau, tracent des arabesques de feu, effleurant chaque courbe.
Mes lèvres s’attardent sur les vôtres, un baiser ardent, profond, où le temps s’efface.
Je touche l’essence même de vos rêves.
Ce n’est pas seulement votre corps que j’embrasse, mais l’histoire qu’il porte, les beaux souvenirs de l’enfance, les blessures cachées, les joies vécues, tout ce que vous êtes dans l’intimité de cette nuit
Ivana
P.S.: Albert Camus à Maria Casarès
Vendredi soir, 11 heures, 7 juillet 1944
“Ce soir je me demande ce que tu fais, où tu es et ce que tu imagines.”

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I comme Italia -101-

Posté par imsat le 24 juillet 2025

« J’aime les gens qui choisissent avec soin les mots à ne pas dire. » (Alda Merini)
Le  24 juillet 2025
Ivana, mon adorée,
Vous écrivez à propos de nous deux: « ce sont des inconnus liés par un hasard qui ressemble au mektoub. »
C’est magnifique et c’est vrai. On peut choisir entre le hasard et le mektoub pour expliquer notre relation. Moi, j’ai choisi le mektoub dès le départ.
Quoi qu’il en soit, il y a toujours de la créativité poétique dans vos  lettres. Je vous lis avec admiration et souvent avec étonnement. Ce que vous dites de mon récit, de mes souvenirs m’enchante au plus haut point. Et le portrait que vous faites de moi dans votre lettre du 19 juillet m’épate vraiment.
Je voulais rebondir sur la question des citations d’auteurs que vous avez soulevée lors de notre charmante conversation nocturne du 20 juillet.
Comme vous l’avez certainement constaté, les citations titrant nos lettres n’ont pas toujours ni nécessairement de lien direct avec notre échange épistolaire.
Si cela avait été le cas, nous nous serions limités à commenter des citations, et nous l’aurions certainement fait de façon contrainte et non inspirée pour qu’elles soient corrélées à notre relation. Cela nous aurait éloigné des tenants et aboutissants du récit de base et de la dimension subjective et sentimentale de notre interactivité littéraire.
Aujourd’hui, j’ai choisi délibérément une citation d’Alda Mérini moins pour la commenter que pour expliquer et comprendre à quel moment et pourquoi nous partageons, vous et moi, le souci de ne pas dire les choses de manière abrupte, simplificatrice, expéditive.
Nous laissons beaucoup de place à la nuance, aux non-dits, à l’hésitation, à l’incertitude.
Notre spontanéité n’est pas mise en cause. Notre sincérité non plus. Cependant, nous ne sommes jamais en pilotage automatique, loin s’en faut.
Je trouve que vous êtes plus vigilante, plus précautionneuse que moi dans les mots que vous utilisez. Moi, j’exprime mes sentiments plutôt directement, ce que je ne faisais pas avant de vous connaître. Si vous relisez certaines de mes lettres, vous en aurez la confirmation. En revanche, ce n’est pas votre cas. Vous êtes plutôt  dans la retenue, la réserve, la prudence. Cela dit nous serons certainement d’accord pour considérer que si l’on choisit les mots à ne pas dire, cela signifie en même temps que l’on s’efforce de choisir aussi les mots appropriés, les mots judicieux pour diverses raisons. Les deux propositions sont liées, interdépendantes.
Il y a de la subtilité dans la citation d’Alda Mérini.
Il y a aussi une exigence de nuance, des balises, un cordon de sécurité.
Est-il plus facile de choisir les mots à dire que ceux à ne pas dire ?
C’est très intéressant parce que cela dépasse la sphère sentimentale et nous interpelle aussi pour qualifier ou définir un récit littéraire.
Je me suis posé la question de savoir si « I comme Italia » était une fiction, une utopie, une histoire vraie ou un mélange des deux. Qui êtes-vous ? Qui suis-je ? Sommes-nous juste des narrateurs, des personnages du récit ? Sommes-nous amoureux l’un de l’autre ou de ce que nous incarnons ?
Dans ce que j’ai écrit à votre sujet et dans notre correspondance, il y a du rêve, du romantisme, une sincérité dans la formulation platonique des sentiments. Mais les mots à ne pas dire comme ceux qui devaient être dits, ont-ils été choisis de telle sorte qu’ils laissent planer le doute sur la vraie nature de notre relation ? Qu’en pensez-vous ? Trouvez-vous la question superfétatoire ? Diriez-vous comme René Char  que « l’essentiel est souvent menacé par l’insignifiant » , qu’il n’est pas nécessaire par conséquent d’épiloguer sur ce qui sous-tend le choix des mots, qu’il ne faut surtout pas passer à côté de la beauté des choses que l’on se dit ici et maintenant ?
Qu’est-ce qui compte au fond ? Écrire librement sans se soucier du pourquoi des choses, apprécier le temps présent, jouir pleinement du sens premier des mots, ne pas se préoccuper d’autrefois ni de demain ?
Il me semble que vous avez déjà répondu en partie à ces questions à travers ce que vous m’avez dit de votre way of life.
En tout cas, je vous aime aussi parce que vous choisissez avec soin les mots à ne pas dire…
Je crois à ce propos que le maestro en la matière est Patrick Modiano dont nous apprécions  beaucoup, vous et moi, le style singulier, la perception attractive de la nostalgie, la justesse des mots.
Je vous embrasse très exactement comme je vous l’ai dit dans le sillage de notre conversation d’hier…
Lamine
PS: Merci pour la jolie photo en couleurs de la ravissante Anna Karina et Marcello Mastroianni à Alger, en 1967, sur le tournage de l’Étranger de Luchino Visconti.
Lamine Bey Chikhi

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I comme Italia -100 -

Posté par imsat le 19 juillet 2025

- Tu es comme mille femmes ensemble.
- C’est parce que tu ne me connais pas. C’est pour ça. 
- Peut-être pas tout à fait pour cela seulement. 
- Cela ne me déplaît pas, d’être mille femmes ensemble pour toi.  
   (Hiroshima mon amour)
Le 19 juillet 2025
Lamine…
Cher Lamine,
Votre récit est fluide, poétique et profondément humain.
Notre correspondance révèle une alchimie unique qui mêle littérature, poésie, cinéma, rêve et vos tendres souvenirs d’enfance.
Une langue de l’amour sensuelle et pleine de tendresse.
Un échange captivant, romanesque.
Une œuvre sincère qui séduit par son éclat.
Ces lettres, légères comme des feuilles mortes, tracent le sillage d’une correspondance entre un homme algérien, un adorable rêveur, et une femme italienne qui aime la langue française.
I comme Italia…
Ils écrivent depuis des refuges : un café dans une petite rue à Alger, une chambre en Italie aux murs tapissés, une salle des pas perdus d’une gare mélancolique.
Ils sont des inconnus liés par un hasard qui ressemble au mektoub.
Des reflets d’un même miroir brisé qui cherche à recomposer ce qui fut perdu.
Ce recueil n’est pas une romance, mais un poème épistolaire.
Chaque lettre est une lanterne lumineuse qu’on lit comme on écoute une mélodie ancienne qu’on aime.
On plonge dans leurs mots où bat le cœur secret de leur histoire…
Ivana
P.S. : Ce soir, j’ai mangé un filet de loup de mer de Méditerranée, savoureux et délicieux.
Bonne nuit, mon brun aux yeux verts.
Je vous embrasse encore et encore.

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I comme Italia -99-

Posté par imsat le 17 juillet 2025

« Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous » (Charles Baudelaire)

Le 17 juillet 2025
Ma sublime Ivana, dites-moi ce que je peux faire, ce que je dois faire pour devenir raisonnable, pondéré dans ce que j’éprouve pour vous ?
S’il vous plaît, aidez-moi à tempérer ma passion.
C’est vrai, cette passion est éblouissante, magnifique, superbe.
Mais elle me submerge et je ne sais quoi faire.
« Aimer à perdre la raison » je n’en suis pas loin.
Aujourd’hui plus que jamais.
Et votre parfum préféré, Chanel N° 5, m’enivre complètement, physiquement et mentalement.
Vous listez joliment les composants de ce parfum, et c’est vous que je vois, que je sens corps et âme.
Merci pour la citation de Baudelaire. Elle est belle et percutante.
Mais moi, mon Ivana, c’est de vous que je suis ivre, et je ne dessoûle jamais.
« Une goutte de Chanel N°5 vaporisée sur ma peau…
une expérience sensorielle d’une élégance rare… »
Ces mots qui sont les vôtres me mettent dans tous mes états.
Faites-moi plaisir, écrivez-les à la main et envoyez-les moi pour que je m’en imprègne pleinement.
Je suis aussi amoureux de votre écriture manuscrite.
Ivana, ménagez-moi, je suis vulnérable, fragile.
Par moments, j’ai l’impression d’être sur le fil du rasoir, sur la corde raide. Il y a de l’inachevé, de la précarité, de l’éphémère dans ce à quoi j’aspire. Il y a en vous de l’inaccessible, de l’intouchable, une utopie. Vous êtes une utopie, un rêve.
C’est la première fois que tout cela m’arrive.
Je ne sais plus si je vous ai dit que vous étiez sage.
Eh bien, oui, vous êtes sage, très sage. C’est pourquoi, j’implore votre immense sagesse et vous prie de m’aider à faire preuve de raison et de modération dans mes sentiments absolument sincères et authentiques à votre égard.
Je sais compter sur vous. C’est un SOS que je vous lance…
Je vous en ai touché un mot tout récemment.
Vous m’avez répondu: « Non, cher Lamine, dites-moi encore des mots merveilleux, jusqu’à ce que la raison s’efface tout à fait, et je serai là, pas sage, mais fidèle à ce mystère que nous portons tous les deux. »
Ivana, si la raison s’efface, qu’y aura t-il après ? Le néant, l’abime ? pourrais-je tenir le coup ?
Accepteriez-vous d’être mon filet de protection ?
Me prendriez-vous dans vos bras, m’accueilliriez-vous dans l’abîme comme l’a demandé Franz Kafka à Milena Jesenska dans l’une de ses lettres ? Je me suis posé la question hier après-midi Chez Azizi où je me suis attablé. J’ai pris un grand café crème accompagné de deux gâteaux roulés à la confiture.
Azizi signifie cher, mon cher. C’est un peu comme Habibi.
Et naturellement, j’ai pensé à vous.
J’ai pensé à vous et je me suis dit que j’étais sûr de plein de choses vous concernant, notamment :
De votre sagesse supérieure à la mienne et de votre bienveillance.
De votre tact et de votre ouverture d’esprit.
De votre poésie multicolore et de vos formidables intuitions.
Et de tout le reste qui vient compléter la fascination que vous exercez sur moi.
Je suis sûr aussi du désir sans précédent que vous suscitez en moi.
J’ai pensé également à l’idée de vous lire un jour à haute voix les lettres que je vous ai écrites. Vous feriez la même chose de votre côté. Oui, un jour, peut-être. Pourquoi ? Je ne sais pas…
 
 
Lamine
PS:  « … J’imagine des nuits d’orage. Que ce temps vienne vite ! Je t’embrasse déjà, avec toute la force de ce vent qui n’en finit plus. »  (Albert Camus à Maria Casarès)
Lamine Bey Chikhi
 
 
 

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I comme Italia -98-

Posté par imsat le 14 juillet 2025

« Il se répand autour de la femme que l’on aime un parfum céleste ; ce n’est plus de l’air, c’est de l’amour qu’on respire. » (Alphonse Karr)
Le 14 juillet 2025
Quel plaisir de vous lire !
Mon parfum c’est Chanel N°5.
Je trouve ce parfum superbe.
J’ai lu sur Google:
“Chanel N°5 est un composé: il y a la rose, élégante et romantique, qui s’ouvre en notes de cœur et dévoile une fraîcheur florale délicate et légèrement poudrée et il y a le jasmin, opulent et envoûtant, qui apporte une richesse sensuelle.
Ces deux fleurs se mêlent à une structure complexe d’aldéhydes pétillants et de notes vanillées en fond, créant une harmonie intemporelle, audacieuse et raffinée…”
Cher Lamine, j’adore les champs de lavande et l’odeur de la vanille.
Ivana
P.S.:
1. Un champ de lavande, dans le village de Cucuron, où Ridley Scott a filmé “Une grande année” avec Marion Cotillard et Russell Crowe…
2. une touche de vanille d’un dessert artisanal dégusté en terrasse…
3. une goutte de Chanel N°5 vaporisée sur ma peau…
une expérience sensorielle d’une élégance rare…

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I comme Italia -97-

Posté par imsat le 12 juillet 2025

« Quand l’amour te fait signe, suis-le, même si le chemin qu’il emprunte est difficile et escarpé » (Khalil Gibran)
Le 12 juillet 2025
Ivana, mon âme soeur
Je vous remercie infiniment pour vos voeux chaleureux à l’occasion de la célébration du 63ème anniversaire de l’indépendance algérienne.
Je vous l’ai déjà dit, je vous le redis : je ne trouve pas toujours les mots les plus significatifs, les plus judicieux, les plus justes pour dire à quel point j’aime votre écriture, votre manière de parler des choses de la vie, de nos artistes préférés, de moi.
Vous êtes comme Léa Massari: nuancée, généreuse, mesurée, gentille, humaniste, attentionnée. Vous incarnez le charme discret, la sagesse.
Vous êtes discrète et en même temps irrésistible.
Irrésistible, vous ne l’êtes pas seulement physiquement. Vous l’êtes aussi spirituellement, culturellement, intellectuellement. Donc totalement, intégralement
Votre façon de relater l’independence day de mon pays, l’Algérie, est jolie et remarquable.
Je vous lis et j’ai l’impression que nous sommes vraiment ensemble en plein centre d’Alger, joyeux, la main dans la main, prenant des photos…
Et puis on se dit des choses qu’on comprend à moitié parce que la musique est partout, les gens chantent, dansent, dégustent des glaces, boient…
On se dit des choses, moi je vous parle de vous.
Je vous dis en quelques mots ce que j’éprouve pour vous depuis plus de deux ans, en fait depuis toujours. Mais je suis inaudible.
Vous ne m’entendez pas à cause de la musique, des klaxons de voitures, des feux d’artifice.
Vous souriez, vous rayonnez, vous êtes radieuse…
Enfin, je crois que vous devinez ce que je vous dis, oui vous le devinez, je le vois à travers vos sourires, vos rires, vos regards …et puis on s’éloigne un peu de la foule, on emprunte la rue Émile Zola (j’ignore si elle s’appelle toujours ainsi) un peu à l’écart de la place centrale…
Et on s’embrasse…
Et je pense aux cerises que vous aimez tant.
Je vous vois manger des cerises.
Je nous vois manger des cerises.
Je mange les miennes dans vos mains.
Vous m’embrassez comme vous me l’aviez écrit.
Et moi, je vous embrasse et vous caresse  comme je vous l’avais écrit via notre messagerie privée.
« Laisse-moi moi sans crainte venir à genoux goûter ton absinthe, boire ton vin doux Ô rires et plaintes, ô mots insensés La folle complainte s’est vite élancée…. » (Jean Ferrat, l’amour est cerise)
Ivana, je me demande parfois si ce que j’éprouve pour vous s’explique d’abord par la femme exceptionnelle que vous êtes, ensuite par vos mots, votre écriture, ou alors par la mixture magique et ensorcelante des deux.
Vous voyez. C’est vous qui êtes adorable. Pas moi. Chaque mot que vous prononcez me met davantage sous votre dépendance sentimentale, une dépendance que j’assume parfaitement.
Vous êtes mon oasis de bonheur.
Je devrais m’en contenter, en jouir pleinement avec vous, et ne pas essayer de comprendre. Pourtant, je reste incorrigible car je cède toujours à la tentation de l’explication.
Ivana, trouvez vous que je théorise trop mes sentiments à votre égard ? Que je me pose trop de questions ? Est-ce important de vouloir expliquer outre mesure ce qui ne relève pas entièrement ni toujours de la raison ?
Passionnément vôtre.
Lamine
PS: Ivana, quel est votre parfum préféré ?
Je ne sais plus pourquoi je vous pose cette question. Peut-être parce que dans une de vos lettres, vous aviez rapporté une citation sur l’odeur de la peau…
Ou est-ce parce que j’ai pensé à Parfum de femme, l’excellent film de Dino Risi (1974) avec Vittorio Gassman et Agostina Belli.
Lamine Bey Chikhi

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I comme Italia -96-

Posté par imsat le 8 juillet 2025

« Le plus grand, le plus absurde de ses rêves, c’est toi. » (Alessandro Baricco)
Le 8 juillet 2025
Lamine…
Cher Lamine,
Bonne Fête de l’Indépendance !
Sous le ciel d’Alger, les feux d’artifice dansent, jetant leurs éclats d’or et d’écarlate dans une nuit qui tremble d’ivresse, les  couleurs s’éparpillent au-dessus de la baie et la foule est en fête.
L’Indépendance palpite, les drapeaux murmurent des promesses, et vous êtes là, ombre douce parmi les ombres, et c’est votre regard qui m’émeus, ce regard qui semble chercher une rue disparue, une heure effacée, un nom que le vent emporte.
Vous êtes là.
Dans le scintillement des étoiles, dans le frisson des palmiers, dans l’écho des chants libres qui montent vers le ciel.
Sous ces éclats de lumière, j’imagine nos errances dans les ruelles d’Alger, ces pavés usés, parfumés de jasmin et un café oublié près de la Casbah et nos mains qui s’effleurent.
J’aime la façon dont vous portez le passé, comme une étoffe usée mais précieuse, cousue de rêves.
Je tourne et retourne votre chère lettre de la nuit dernière, si fidèle, si merveilleuse…
Ô toi, si riche, tu donnes
des rêves à mes nuits,
des chansons à mes matins,
des buts à mes jours
et des désirs solaires à mes rouges  crépuscules…
Rainer M. Rilke (lettre à Lou)
J’ai acheté des cerises, je les mange, je souris et je pense à vous.
Je vous souhaite qu’il fasse moins humide à Alger et que cette lettre soit un souffle d’air frais qui vous parvienne dans la nuit.
Quand vous avez prononcé ces mots, “Je vous ai toujours cherchée “, j’ai cru entendre le début d’un film.
Vos mots ont dansé dans l’air, légers comme une brise d’été sur une plage de la Côte d’Azur, et je me suis surprise à sourire, émue.
Vos paroles m’ont donné envie de courir, de conduire ma décapotable et de filer vers la mer, juste pour voir si vous suivriez.
Et puis, vous avez continué, avec cette voix qui semble porter toutes les vagues de la Méditerranée : “Elle est quelque part, je ne sais où, mais elle est là, elle existe… peut-être dans une autre ville méditerranéenne.”
Ces paroles, elles ont dansé dans mon âme…
Je dépose délicatement quelques pétales d’une petite rose de mon jardin dans ma lettre, avant de la plier, je la glisse dans ma poche.
Elle est pour vous.
Je vous embrasse mes beaux yeux, mon beau prince.
Bonne nuit.
Ivana
P.S.: C’est en vous regardant que tout est venu.
On ne peut s’empêcher.
Il y a des volontés mystérieuses qui sont au-dessus de nous.
Le premier des temples, c’est le cœur.”
(Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer)

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I comme Italia -95-

Posté par imsat le 6 juillet 2025

« Je veux
toucher de mes mots
l’île nue
de ton sourire
Et puis toucher de mes lèvres
le rêve qu’il contient… »
(Jacques Dor)
 
 
Le 6 juillet 2025
Ivana,
Votre lettre du 30 juin est délicieuse. Votre évocation du vélo a éveillé en moi plein de souvenirs, tous connectés à l’évasion, à la liberté, au choix des itinéraires, à l’ivresse d’une certaine vitesse, à mes randonnées tous azimuts dans et autour de ma ville natale, à l’enfance, l’adolescence, la campagne à perte de vue, à mes escapades à Lambèse (en latin, Lambaesis) à 10 km de Batna, à mes questionnements sur l’Algérie romaine…
Quant à votre lettre du 2 juillet, je l’ai trouvée éblouissante.
Ivana, je suis un privilégié. Vous avez fait de moi un privilégié, à tous points de vue.
Vous écrire est un privilège.
Vous lire, vous imaginer, penser à vous est un privilège.
Rêver de vous est un privilège.
Profiter, m’imprégner de votre poésie, apprécier votre créativité, votre sensibilité artistique est un privilège
J’ai toujours aspiré à une vie tranquille, paisible, plutôt à l’écart des fréquentations imposées par les circonstances.
Ivana savez-vous que vous m’aidez considérablement à préserver un minimum de quiétude ? Et vous le faites admirablement à travers vos lettres, vos messages-surprises toujours porteurs de rayons de soleil, de morceaux de ciel bleu, de vagues de fraicheur.
Ivana, ma raison d’être, merci.
Ce soir, je suis particulièrement heureux et ému.
Mon émotion est à la fois intellectuelle, mentale et physique.
Tout cela grâce à vous.
J’étais un peu préoccupé pour nombre de raisons..
Je suis à présent rassuré. 
Merci pour votre gentillesse, votre tact, votre patience, votre indulgence et toutes vos autres sublimes qualités et valeurs.
Sans oublier votre charme, votre charisme, votre enthousiasme.
Enfin, plein, plein de choses que je ressens et qui sont toutes exquises parce qu’elles vous définissent et parce qu’elles font de vous une Femme d’exception !
Ce que j’écris, c’est ce que j’éprouve profondément et sincèrement pour vous.
Tous les Jours.
Ivana, mon bonheur suprême,
Il est 2h40.
Je ne dors pas. Il fait chaud et surtout humide.
À Alger, c’est comme ça, l’humidité accentue la sensation de chaleur.
J’ai vu que vous avez liké des tweets de juillet 2024 à propos d’une photo que vous aviez postée montrant une femme superbe dont je disais qu’elle vous ressemblait sans que je sache pourquoi précisément.
Vos intuitions sont épatantes.
Et puis, vous parlez de moi comme personne ne l’a jamais fait.
C’est extraordinaire, magique, génial. Je dis la vérité, rien que le vérité, toute la vérité.
Je le jure.
Il est plus de 3 h
Je vous embrasse jusqu’à votre réveil.
Et vous souhaite une belle journée.
Avec un vent de fraicheur sur votre chemin.
Lamine
PS: la femme sur la photo de l’artiste-peintre japonaise Choji Beniko que vous avez postée hier 5 juillet, est très belle.
Elle vous ressemble beaucoup.
Sa posture songeuse, sa longue chevelure noire, son regard profond, serein, épuré, tout cela c’est vous.
Merci de m’avoir fait découvrir Choji Beniko.
Lamine Bey Chikhi
 
 
 

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I comme Italia -94-

Posté par imsat le 2 juillet 2025

« Pour chaque beauté, il y a quelque part un œil pour le voir. » (Ivan Bounine)
Le 2 juillet 2025
Lamine…
Cher Lamine,
J’ai lu votre lettre merveilleuse, au réveil, samedi matin.
Vous… le sensuel, le raisonnable, le passionné… vous avez un trésor de grâces à donner.
Quelle joie !
Merci pour votre hommage incomparable à Léa Massari.
Ici, dans la plaine padane, il fait vraiment trop chaud, 36 degrés…
Aujourd’hui, après le bureau, j’ai cueilli les figues de mon figuier, délicatement à là main, et j’ai rempli, à ras bord, un panier en osier tressé.
Je donnerai à mes voisins la corbeille des figues mûres et parfumées.
Dans les chaudes journées d’été, la terre nous offre une de ses richesses.
« Il faut parfois revenir sur le passé et s’en couvrir comme d’un drap léger.”
(René Char à Albert Camus)
S’en couvrir comme d’un drap léger…
Sentez-vous une fraîcheur dans l’atmosphère…?
Sous le ciel d’octobre, Alger s’habille de ces teintes dorées et ocre que vous aimez et je vous imagine flâner sur le magnifique boulevard du Télemly, les mains dans les poches, un sourire léger aux lèvres, absorbé par la brise tiède et le murmure de la ville.
Ce boulevard semble fait pour vos pas, pour votre façon de vous arrêter, de contempler, de prendre des photos, de laisser le temps s’étirer comme une vieille chanson.
Je pense à vous devant un film où Léa Massari illuminait l’écran.
Son regard félin, sa voix rauque, sa présence discrète et intense, cette élégance naturelle qui semblait défier le temps.
Elle est un peu comme vous.
Dans votre manière d’être, il y a cette même grâce, ce mélange de force et de douceur, cette allure qui fait qu’on ne peut s’empêcher de vous suivre des yeux.
Je vous imagine, là, sur Télemly: les couleurs chaudes, le calme mélancolique, les promesses de soirées où l’on se perd dans des conversations infinies… tout cela vous ressemble.
Vous êtes mon automne, ma flânerie, mon élégance intemporelle.
Je vous caresse, je vous embrasse toute la nuit.
Ivana
P.S.: “Je n’aime tes pieds
que pour avoir marché
sur la terre et aussi
sur le vent et sur l’eau
jusqu’à me rencontrer.”
(Pablo Neruda)

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