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I comme Italia -127-

Posté par imsat le 28 septembre 2025

« C’est quoi la passion ? C’est une attirance irrésistible. Comme celle d’une aiguille magnétique qui a trouvé son pôle. » (Madeleine Chapsal)
Le 28 septembre 2025
Lamine…
Cher Lamine,
Je vous vois dans les ruelles d’Alger où l’eau a poli les pierres, où le vent caresse votre peau et charrie des bribes de chansons anciennes.
Vous écoutez le silence des rues luisantes.
Je vois votre silhouette.
Je saisis votre regard chargé d’une mélancolie douce.
Je vous souris.
Vous êtes enveloppé de songes, vous marchez dans l’éclat nu d’un monde que Camus aurait aimé.
Vous buvez l’âme de cette ville encore luisante sous un ciel brut, lavé de frais.
Je souris à votre mystère, à votre voix qui résonne comme une vague contre le rivage, à votre élégance qui scintille.
Vous me souriez.
Ma bouche est vers vous. Un long, long baiser.
Lorsque deux âmes, qui se sont ainsi cherchées plus ou moins longtemps dans la foule, se sont enfin trouvées, lorsqu’elles ont vu qu’elles se convenaient, qu’elles se comprenaient, qu’elles s’entendaient, en un mot, qu’elles étaient pareilles l’une à l’autre, alors il s’établit à jamais entre elles une union ardente et pure comme elles, union qui commence sur la terre pour ne pas finir dans le ciel. Cette union est l’amour, l’amour véritable, tel à la vérité que le conçoivent bien peu d’hommes, cet amour qui est une religion, qui divinise l’être aimé, qui vit de dévouement et d’enthousiasme, et pour qui les plus grands sacrifices sont les plus doux plaisirs.”
(Victor Hugo)
Ivana
P.S: Ici il pleut et il grêle.
Mon Lamine, vous êtes mon rayon de soleil.

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I comme Italia -126 -

Posté par imsat le 27 septembre 2025

« Le soleil est bon, la pluie est bonne, tout bruit est musique. Voir, entendre, flairer, goûter, toucher, ce n’est qu’une suite de bonheurs » (Alain)
Le 27 septembre 2025
Bonjour Ivana,
J’ai été pris dans un orage. Cela a duré un bon quart d’heure ou un peu plus.
Et puis, l’averse a cessé, le calme est revenu, c’était magnifique : le ciel s’est soudain éclairci, l’air s’est assaini, les chaussées et les trottoirs brillaient…
Il ne restait que quelques gouttes de pluie…
J’ai marché d’abord vite avant de ralentir le pas pour mieux m’imprégner de l’atmosphère.
J’ai naturellement pensé à vous.
De quelle façon ? Je ne sais pas.
Il y avait vous, votre silhouette, votre sourire, votre démarche, votre élégance, votre charme…
Oui, j’ai pensé à vous. Et pour moi, vous êtes à la fois le coeur, l’esprit, l’âme et le corps.
Il faut absolument que j’écrive un texte sur cette osmose qui vous caractérise et qui explique, je crois en grande partie, pourquoi vous me fascinez.
J’ai songé à tout cela en marchant.
Durant combien de temps ?
Je l’ignore.
Tout ce que je sais c’est que c’était visuel, physique, émotionnel et mental.
Chemin faisant, une citation de Proust, que j’aime particulièrement, m’est venue à l’esprit.
« L’absence n’est-elle pas, pour qui aime, la plus certaine, la plus efficace, la plus vivace, la plus indestructible, la plus fidèle des présences ? »
Tout est dans cette géniale définition de l’absence à laquelle je souscris sans la moindre hésitation.
Chère Ivana, vous êtes toujours dans mes pensées. Je vous envoie une myriade de baisers.
Lamine
PS: Prenez soin de vous surtout durant l’actuelle transition automnale.
Merci pour vos tweets sur Free Palestine
J’ai regardé nombre de vidéos relatives aux manifestations pro-palestiniennes dans plusieurs villes italiennes.
Merci à l’Italie.
LB. Chikhi

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I comme Italia -125 -

Posté par imsat le 26 septembre 2025

« Celui qui, par quelque alchimie sait extraire de son coeur, pour les refondre ensemble, compassion, respect, besoin, patience, regret, surprise et pardon crée cet atome qu’on appelle l’amour. »  (Khalil Gibran)
Le 26 septembre 2025
Ivana, my Ivana,
Votre lettre de ce jour est anonyme.
Elle n’est pas signée.
Il n’y a pas votre délicieux prénom ni le mien.
À la fin, vous écrivez: « Je vous aime »
À qui s’adresse ce « Je vous aime » ?
Vous aimez les métaphores, les allusions, les guillemets, l’expression hautement prudente des sentiments. Littérairement, poétiquement, c’est bien, c’est mystérieux et très inspirant.
Alors que moi, je suis direct, spontané, je n’arrête pas de me confier à vous, de vous dire que je suis complètement dépendant de vous et que je ne sais pas si je vais pouvoir tenir le coup longtemps, parce que votre amour me dépasse et parce que vous êtes meilleure que moi…
Lamine
Mais non, Lamine, vous êtes le Merveilleux 
Je vous prie de bien vouloir m’excuser de ne pas avoir signé la lettre.
La voici signée.
Lamine…
Cher Lamine,
C’est dans cette fragilité que réside la beauté de l’amour.
Il est beau parce qu’il n’a pas de poids, pas de chaînes, pas de fin.
Il est beau parce qu’il glisse entre nous, fluide, insoumis.
Je ferme les yeux et je sens votre souffle sur ma nuque, vos doigts qui n’existent que dans mon imagination, et pourtant, ils tracent des arabesques sur ma peau. L’impossible devient un lent vertige où je m’abandonne.
Je m’enroule dans cet amour comme dans une soie qui me couvre et me dénude à la fois. 
Je veux être une femme heureuse.
“Êtes-vous folle ?”
Je vous aime.
Ivana
 
 
Ivana, my Ivana,
Impossible de vous répondre tout de suite.
Votre missive est magique.
J’y retrouve votre amour, votre sensualité, vos baisers, votre nudité, votre souffle, votre corps intégralement livré à mes mains, à mes baisers…
Je dois prendre le temps de compléter ce petit message parce que vous méritez que je prenne tout le temps avec vous comme vous méritez tout le bonheur du monde.
Je ne pourrai le faire que ce soir car je dois aller faire des courses, et il fait très chaud en ce moment à Alger.
Suis-je fou ?
Oui, de Vous.
Vraiment.
Bien à vous.
Lamine
 
 

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I comme Italia -124 -

Posté par imsat le 25 septembre 2025

« Je fais plus et mieux que t’aimer »
(Marina Tsvetaïeva à Boris Pasternak)
Le 25 septembre 2025
 Lamine…
Cher Lamine,
Vous aimez les pêches.
Moi, je préfère les cerises.
Prenez-vous des cerises dans votre main ?
Elle sont lourdes de leur propre secret, lisses comme un mot d’amour glissé à l’oreille, tièdes comme un corps qui s’abandonne.
Leur peau, rouge profond, est une promesse
douce qui frôle vos lèvres avant même que vous
ne les touchiez.
Quand vous croquez, c’est un jus qui déborde, rouge et sucré.
Il vous lie à cet instant où tout semble suspendu.
Chaque cerise est une histoire qui commence et s’achève dans une seule morsure, un désir qui naît et s’éteint dans la même seconde et qui vous laisse à la fois comblé et affamé.
Les cerises vous laissent toujours avec une question, un manque, une envie de mordre encore, de chercher encore, de goûter encore.
Elles sont l’été, elles sont la tentation, elles sont le regret d’un plaisir qui s’enfuit déjà.
Et pour la première pression des mains, je dois y penser…
Merci pour vos merveilleuses lettres et vos mots touchants qui ont illuminé ma journée.
Ivana

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I comme Italia -123-

Posté par imsat le 24 septembre 2025

« On voudrait que ceux qu’on commence d’aimer vous aient connu tel que vous étiez avant de les rencontrer, pour qu’ils puissent apercevoir ce qu’ils ont fait de vous. »
(Albert Camus) 
 
 
Le 24 septembre 2025
Chère Ivana, 
Oui, c’est vrai. On peut par l’imagination percevoir le changement chez ceux qu’on commence d’aimer.
Vous pourriez facilement deviner comment j’étais avant de vous connaître et ce que je suis devenu depuis notre rencontre.
Vous le pourriez parce que vous êtes intuitive et vous l’avez prouvé à maintes reprises.
Qu’est-ce qui a changé en moi depuis que je vous connais ? Tout ou presque, en tout cas mentalement et émotionnellement.
Vous savez que je suis toujours heureux de vous lire, de vous écrire, de penser à vous.
En ce moment même où j’écris ces mots, je vous désire.
Pourquoi ?
Je ne sais pas.
Comment expliquer ce que je ressens quand j’écris des phrases ou simplement quelques mots à votre sujet?
Pourquoi avec vous, tout passe d’abord par les mots ?
C’est aussi ce changement que je constate.
Je ne l’avais jamais pensé ni ressenti auparavant.
Pourquoi, je dis souvent de vous, que vous êtes un miracle divin ?
Et c’est le changement le plus significatif, le plus spectaculaire qui a marqué ma vision relationnelle depuis que je vous ai rencontrée.
Ivana, vous êtes tombée du ciel.
« Vous êtes l’inattendu que j’attendais » m’avez-vous dit, l’autre jour. En vérité, c’est vous qui êtes l’inattendue que j’attendais.
En même temps, rien n’est acquis ni définitif.
Tout est éphémère.
La vie est ainsi faite.
C’est pourquoi, c’est bien d’écrire.
Écrire, c’est le présent parfois connecté à la nostalgie.
C’est aussi une espérance.
Et une potentielle résilience.
Est-ce que je continuerai à écrire si notre histoire venait à s’arrêter pour diverses raisons ?
Je me suis quelquefois posé la question.
Oui, je crois que j’écrirais pour ne pas trop souffrir, pour amortir le choc.
Je suis un romantique, un rêveur. C’est vous qui le pensez et me l’avez dit.
Vous n’avez pas tort.
Mais j’ai aussi un côté extrêmement rationnel qui apparaît en cas de nécessité absolue.
C’est la vérité.
Le côté rationnel, c’est une introspection, donc des interrogations.
Je me dis que nous sommes dans une démarche d’écriture à la fois spontanée, libre et assez structurée mais qui ne fonctionne que parce que nous l’avons inscrite dans une histoire relationnelle.
Et nous avons voulu que cette histoire soit sentimentale et intellectuelle pour qu’elle puisse nous inspirer suffisamment, et nous aider à être créatifs.
C’est pourquoi, elle se rapproche un peu du scénario, et donc du cinéma.
Je crois que nous en sommes conscients.
Quand j’écris de cette façon, je suis aussi dans l’anticipation.
C’est une façon de connecter le passé au présent et à un futur hypothétique.
C’est très subjectif dans la mesure où mon propos est tributaire d’un environnement spécifique et de l’histoire globale avec un grand H.
Est-ce que je parle pour ne rien dire ?
La littérature est considérée par certains comme de la rhétorique, un discours, des mots, des phrases.
Quoi qu’il en soit, c’est vous qui êtes à l’origine de tout ça. La genèse de notre histoire, c’est vous.
C’est vous qui me faites écrire tout ce que vous m’inspirez.
Mes soliloques parfois torrentiels mais toujours sincères n’auraient pas été possibles sans vous.
Je vous embrasse.
 
Lamine 
 
PS:« Notre amour est beau parce qu’il est impossible » (Frédéric Beigbeder)
Je ne sais pas.
Et vous Ivana, qu’en pensez-vous ?
LB.Chikhi
 
 

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I comme Italia -122-

Posté par imsat le 22 septembre 2025

« La mélancolie caractérise ceux qui ont un superbe sens du sublime. »
(Emmanuel Kant)
Le 22 septembre 2025
Ivana, ma divine inspiratrice,
« Les mots ne se gaspillent pas… »
Justement, je ne voudrais pas vous dire n’importe quoi alors que vous m’offrez toujours le meilleur de vous-même.
Votre lettre du 18 septembre est un trésor de bonté, de beauté poétique, d’humanisme, de don de soi.
Je serais incapable de me mettre au diapason de votre réceptivité, de votre immense convivialité.
Je n’exagère pas. C’est ce que je ressens.
J’avais raison de vous mettre sur un piédestal.
Vous êtes une reine.
La reine de l’indulgence, de la compréhension, de l’amabilité, de la solidarité, de l’élégance, de la sensualité, de l’intuition.
Je savais que je pouvais compter sur vous. Vous le prouvez à nouveau à travers votre merveilleuse lettre.
Oui, vous êtes ma confidente.
Mais vous êtes plus que ma confidente.
Voilà pourquoi, moi aussi je vous adore.
« Et si l’histoire d’une vie se résumait à un seul grand amour…. »
J’ai lu cette phrase dans un article consacré à la mort de Robert Redford, accompagné d’une photo montrant l’acteur avec Barbara Streisand.
Oui, « Et si l’histoire d’une vie se résumait à un seul grand amour…. »
Je  m’approprie cette supposition, non seulement parce qu’elle est belle, en tout cas joliment formulée, mais aussi parce qu’elle renvoie à nombre d’histoires d’amour exceptionnelles et exclusives vécues par des artistes, écrivains, poètes talentueux, charismatiques (Nizar Qabanni-Belqis, Camus-Maria Casarès, Éluard-Nusch, Aragon-Elsa, André Breton-Nadja…)
Des amours qui remplissent toute une vie.
Je crois être dans le même état d’esprit parce que c’est la réalité.
Avant vous, il n’y avait personne.
Aujourd’hui, il y a vous. Et personne d’autre.
Ma vie se résume essentiellement à vous et c’est considérable.
Je vous écris, je vous lis, je pense à vous, à ce que vous faites dans la journée, vous me répondez, vous me lisez. Parfois, vous me laissez dans l’expectative, vous me poussez à écrire. Si j’arrête d’écrire, c’est le vide qui s’installe. Je vous écris, je vous parle pour que vous soyez avec moi.
Nous sommes dans le réel mais nous sommes aussi dans un processus littéraire.
Et quelquefois, aux moments de bonheur succèdent des instants de doute, des questionnements. Je crois que c’est l’écriture qui génère les passages à vide.
Ce n’est pas toujours restrictif. Au contraire, c’est comme la campagne à perte de vue. 
Des horizons infinis.
Et vous êtes partout dans ces grands espaces.
Ivana, si je devais un jour synthétiser l’histoire de ma vie, mon propos tournerait principalement autour de vous.
S’il n’y avait pas l’écriture, penserais-je la même chose ?
Et si vous n’existiez pas, pourrais-je encore écrire, en aurais-je l’envie ?
 
Lamine 
 
PS: 1-merci pour votre missive extrêmement émouvante du 20 septembre au sujet de ma chère mère.
2-Ivana, comme vous le savez, pour Baudelaire, la mélancolie est l’illustre compagnon de la beauté. N’y a t-il pas une certaine connexité avec la citation de Kant ?
 
LB Chikhi
 

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I comme Italia -121 -

Posté par imsat le 20 septembre 2025

« Aimer et écrire sont les meilleurs ferments du bonheur » (Jean d’Ormesson)
 
Le 20 septembre 2025
 
Lamine…
Cher Lamine,
Dans votre sublime lettre du 19 septembre, vous avez écrit que vous auriez parlé de moi à votre mère si elle était encore parmi nous.
J’ai ressenti une vague d’émotion. 
Ces mots, si simples et sincères, m’ont vraiment touchée au cœur. 
Ça signifie tellement pour moi que vous me fassiez une place dans un souvenir aussi précieux. 
Merci beaucoup.
Je suis profondément honorée et je garde ça précieusement.
Une pensée émue pour vous, mon cher, en ce jour d’anniversaire de la disparition de votre Maman.
Que ce moment de recueillement vous apporte du réconfort et que les souvenirs précieux de votre mère illuminent votre cœur. 
Je caresse votre beau visage.
 
Ivana 

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I comme Italia -120 -

Posté par imsat le 19 septembre 2025

« Il faut compenser l’absence par le souvenir. La mémoire est le miroir où nous regardons les absents. » ( Joseph Joubert )
Le 19 septembre 2025
19.09.2010
19.09.2025
Quinze ans se sont écoulés depuis sa disparition.
Le temps passe à une vitesse vertigineuse.
Pour moi, Septembre 2010, c’était hier.
Peut-être parce que ma mère est dans mes prières quotidiennes, dans mon écriture. Son absence est relative. Il n’y a pas de discontinuité dans ce que je relate depuis son départ.
Sans doute aussi parce que je l’implique d’une façon ou d’une autre, abstraitement, mentalement, délibérément dans tout ce qui se rapporte à « I comme Italia », à mon échange épistolaire avec Ivana.
Tout est lié.
Si elle était encore parmi nous, je la tiendrais  régulièrement informée de mon récit et de ce que l’on se dit, Ivana et moi.
Elle serait attentive au moindre de mes propos, non pas par complaisance mais parce que, pour la première fois, je lui raconterais une histoire sentimentale me concernant directement.
Je crois que je passerais en revue avec elle tous les angles possibles sous lesquels j’essaierais de lui expliquer ma relation avec Ivana.
Amitié ou amour littéraire, fiction, utopie, affinités morales, culturelles et intellectuelles, passion amoureuse, inspiration poétique, romantisme, cinéma…
Je ne me déroberais pas, je répondrais à toutes ses questions. Ses questions ont toujours été pertinentes. Je les ai souvent anticipées, enfin un peu. Je lui en suggérerais quand même quelques-unes, celles précisément auxquelles j’aimerais vraiment répondre et dont je sais qu’elles susciteraient un vif intérêt de sa part.
Nous prendrions le temps de parler d’Ivana, de ce qu’elle représente pour moi, de la genèse de notre récit, et bien entendu de l’Italie, de l’Algérie, de Rome, Bologne, Syracuse, d’Alger…
Donner du temps au temps: ma mère c’était aussi cela. Son rapport au temps, toutes saisons confondues, était toujours serein, optimiste, instructif.
Je suis convaincu qu’elle serait extrêmement attentive à ce que je lui dirais de la singularité de ma sublime inspiratrice. Avec elle, je ne serais pas tenté de brouiller les pistes. Je lui dirais la vérité. Je lui lirais des extraits du récit, quelques phrases de chacune de mes lettres, de chaque lettre d’Ivana. Je le ferais dans le sillage de notre café-crème habituel de l’après-midi accompagné de délicieux makrouds au miel pur ou d’une divine Tamina ou encore de succulents morceaux de Rfisse.
La tenir au courant de l’évolution du récit, ce serait aussi une façon de lui rappeler le temps où elle était une lectrice assidue de nombre de magazines parmi lesquels Femmes d’aujourd’hui, Confidences, Elle, Marie Claire, etc, que je lui achetais régulièrement à l’ex librairie Salveyre, à côté de la mairie de la ville.
Ces considérations autour de ma mère et de tout ce que j’aurais aimé lui dire à propos de ma charmante muse sont constamment dans ma tête.
Elles sont en partie consubstantielles aux sentiments que j’éprouve pour Ivana.
Allah yerhamha
Paix à son âme.
Lamine Bey Chikhi

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I comme Italia -119 -

Posté par imsat le 18 septembre 2025

« L’amour est une conversation. L’amour c’est lorsqu’on ne parle qu’à l’autre. Et lorsque l’autre ne parle qu’à toi. » (Erik Orsenna)
Alger le 18 septembre 2025
 
Lamine…
Cher Lamine,
il y a une boîte à lettres dans un immeuble à Alger.
“Pas de pub, juste des lettres d’amour.”
Il dit: “Rien que des lettres d’amour ?
Oui mais si je veux me plaindre, comment faire ? 
À qui pourrais-je confier mes inquiétudes, certains de mes tourments existentiels ?”
Un souffle perdu dans le crépuscule.
Mais les mots sont des dons.
Ces mots arrivent jusqu’à elle, comme les échos d’un piano oublié dans une maison.
Ces mots portent une fêlure, une lumière pâle et tremblante.
Je sais qu’une part de votre âme cherche, s’interroge, porte le poids des questions profondes.
Je m’assieds à côté de vous, dans l’ombre douce du café Habibi.
Vos tourments, vos questions sont le fil ténu d’une histoire que vous portez, un fil que je suis.
Je vous offre mon regard qui cherche vos yeux, mes mains prêtes à recueillir vos inquiétudes.
Vos soucis existentiels, ces murmures de l’âme qui vous tiennent éveillé, sont le reflet de votre profondeur, de votre sensibilité, de cette belle complexité qui fait de vous l’homme que j’adore.
Je suis votre confidente.
Parlez-moi.
Vous pouvez vous tourner vers moi.
 
Ivana
P.S: “Les mots sont des armes, les mots sont des dons, les mots ne se gaspillent pas.”
(Victor Hugo)

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I comme Italia -118 -

Posté par imsat le 17 septembre 2025

« L’amour est visionnaire. Il voit la divine perfection de l’être aimé au-delà des apparences auxquelles le regard des autres s’arrête » (Christiane Singer)
Le 17 septembre 2025
Ma chère Ivana,
J’ai apprécié le texte de Sei Shōnagon sur le bonheur que procure l’échange épistolaire, que vous m’avez envoyé via messenger.
J’ai aussi aimé la photo de la  jolie boîte aux lettres sur laquelle on peut lire « Pas de pub, juste des lettres d’amour »
Rien que des lettres d’amour ?
Oui, mais si je veux me plaindre, comment faire ?
À qui pourrais-je faire part de mes inquiétudes, de certains de mes soucis existentiels, de mes aspirations entravées ?
Moi, je me pose ces questions mais je fais de la rétention car je ne veux pas contrarier ou gêner mon inspiratrice, l’élue de mon cœur.
Oui, c’est ma confidente, mais elle est plus que ma confidente, elle le sait, je le lui ai dit à maintes reprises.
Mais, à ce jour, je ne lui ai parlé que de ce que j’éprouvais pour elle.
Je ne voudrais en aucun cas « parasiter » sa vie quotidienne avec mes préoccupations.
Non, elle n’est pas faite pour ça. C’est une artiste, une optimiste, une poétesse, elle incarne l’élégance, un certain raffinement physique et intellectuel. Elle est dans la douceur de vivre.
Ce serait maladroit de ma part de lui parler de certaines de mes colères quotidiennes, de mes révoltes intérieures.
Parfois, je me dis qu’elle est tellement intuitive qu’elle doit certainement savoir tout ce que je ne lui dis pas.
Mais elle ne me le dira pas car elle est réservée et subtile.
C’est d’ailleurs aussi pour cela qu’elle est exceptionnelle.
C’est également pour toutes ces raisons, que chacune de ses lettres est pour moi une bouée de sauvetage…
Lamine
PS: Merci Ivana de m’avoir fait découvrir Sei Shōnagon.
Avec vous, la littérature n’est pas réductible à tel ou tel pays ni à tel ou tel continent, elle est transnationale, elle est universelle.
LB.Chikhi

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