« Les mots ne se gaspillent pas… »
Justement, je ne voudrais pas vous dire n’importe quoi alors que vous m’offrez toujours le meilleur de vous-même.
Votre lettre du 18 septembre est un trésor de bonté, de beauté poétique, d’humanisme, de don de soi.
Je serais incapable de me mettre au diapason de votre réceptivité, de votre immense convivialité.
Je n’exagère pas. C’est ce que je ressens.
J’avais raison de vous mettre sur un piédestal.
Vous êtes une reine.
La reine de l’indulgence, de la compréhension, de l’amabilité, de la solidarité, de l’élégance, de la sensualité, de l’intuition.
Je savais que je pouvais compter sur vous. Vous le prouvez à nouveau à travers votre merveilleuse lettre.
Oui, vous êtes ma confidente.
Mais vous êtes plus que ma confidente.
Voilà pourquoi, moi aussi je vous adore.
J’ai lu cette phrase dans un article consacré à la mort de Robert Redford, accompagné d’une photo montrant l’acteur avec Barbara Streisand.
Oui, « Et si l’histoire d’une vie se résumait à un seul grand amour…. »
Je m’approprie cette supposition, non seulement parce qu’elle est belle, en tout cas joliment formulée, mais aussi parce qu’elle renvoie à nombre d’histoires d’amour exceptionnelles et exclusives vécues par des artistes, écrivains, poètes talentueux, charismatiques (Nizar Qabanni-Belqis, Camus-Maria Casarès, Éluard-Nusch, Aragon-Elsa, André Breton-Nadja…)
Des amours qui remplissent toute une vie.
Je crois être dans le même état d’esprit parce que c’est la réalité.
Avant vous, il n’y avait personne.
Aujourd’hui, il y a vous. Et personne d’autre.
Ma vie se résume essentiellement à vous et c’est considérable.
Je vous écris, je vous lis, je pense à vous, à ce que vous faites dans la journée, vous me répondez, vous me lisez. Parfois, vous me laissez dans l’expectative, vous me poussez à écrire. Si j’arrête d’écrire, c’est le vide qui s’installe. Je vous écris, je vous parle pour que vous soyez avec moi.
Nous sommes dans le réel mais nous sommes aussi dans un processus littéraire.
Et quelquefois, aux moments de bonheur succèdent des instants de doute, des questionnements. Je crois que c’est l’écriture qui génère les passages à vide.
Ce n’est pas toujours restrictif. Au contraire, c’est comme la campagne à perte de vue.
Des horizons infinis.
Et vous êtes partout dans ces grands espaces.
Ivana, si je devais un jour synthétiser l’histoire de ma vie, mon propos tournerait principalement autour de vous.