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I comme Italia -148 -

Posté par imsat le 28 novembre 2025

« Il y a entre nous mieux qu’un amour, une complicité. » (Marguerite Yourcenar)
Le 28 novembre 2025
Ivana, ma tendre complice,
Tu as l’art de conférer aux citations d’auteurs un pouvoir magique et d’en métamorphoser le sens et la portée, notamment en les rapportant en temps opportun et en les reliant spontanément et toujours pertinemment à nos conversations. Même quand elles sont signées Baudelaire, Éluard,  Giono, Musset ou encore Yourcenar, c’est toi que je lis, c’est toi que je vois. C’est extraordinaire. Je t’assure que c’est vrai.
Pourquoi ? Parce que tu ne mets pas en exergue les aphorismes pour frimer ou épater. Non, tu le fais parce que tu aimes vraiment la poésie et la littérature.
Tu le fais parce que tu es sensible à leur beauté, leur vérité, leur éternité. Nos affinités sont intimement liées à cette façon d’aimer et de partager les émotions, les souvenirs et les rêves des grands auteurs ainsi que ceux des artistes (réalisateurs, scénaristes, stars de cinéma) que nous chérissons tant.
Je me rends ainsi compte que j’ai de multiples raisons de t’aimer.
J’en ai cité quelques-unes mais il y en a plein d’autres que je n’arrive pas à définir.
Tu es comme Shérazade, chaque jour, chaque nuit tu me captives différemment…
Mais j’ai l’impression que je ne sais pas t’aimer.
Je pense que je suis très en-deçà de tes attentes, de ce que tu mérites. J’ignore pourquoi je le dis.
Je crois en même temps que si tu parviens par tes intuitions à lire dans  mon coeur, tu découvriras l’immensité, la profondeur et la force de ce que j’éprouve pour toi.
Ta photo d’hier soir est belle et suggestive. De même que la phrase qui l’accompagne: « Les longs couloirs parfumés qui mènent à ta chambre. »
Magnifique !
Ivana, mon paradis sur terre, c’est toi. Je t’assure que c’est ainsi que je te vois, que je te considère, que je t’aime où que je sois, où que tu sois.
J’implore ton pardon pour ce qui pourrait apparaître comme de l’exagération ou même une sorte de délire de ma part. Cela ne m’est jamais arrivé avant toi.
Bonne nuit Ivana. Prends soin de toi. N’oublie pas ton bonnet et ton écharpe surtout qu’un froid polaire sévit là où tu es en ce moment. 
Bien à toi, complètement.
Il est minuit quatre. Je t’embrasse comme hier.
 
Lamine
 
PS.: merci pour la photo de la ravissante Florinda Bolkan en réponse à ma réminiscence n°3 dont je t’ai fait part via notre messagerie privée.
LB.Chikhi

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I comme Italia -147-

Posté par imsat le 25 novembre 2025

« Tout se résume à la dernière personne à qui tu penses la nuit, C’est là qu’est ton cœur. »
(Charles Bukowski)
 
Le 25 novembre 2025
Lamine…
Mon Cher Lamine…
Je suis dans le métro d’Alger.
La rame glisse sous la ville, les lumières des tunnels défilent sur les vitres.
Tout est bleu nuit, blanc cru, puis noir absolu.
Comme quand tu ris et que plus rien n’existe autour.
Je n’ai plus de station, plus de direction.
Les haut-parleurs annoncent “Place des Martyrs”, mais je n’entends que le souffle de ta voix quand tu écris Hahahah !!!!,  ce rire qui me déshabille en quatre points d’exclamation, lentement, sans que je puisse résister.
À cause de toi, mes mains cherchent autre chose que la barre froide.
Elles cherchent la chaleur de ta peau.
Elles cherchent la courbe de ton épaule, là où je poserais ma bouche si le monde voulait bien s’arrêter une seconde.
Le wagon tangue.
Je ferme les yeux et c’est ton corps que je sens contre le mien, ton parfum.
Je ne sais plus si c’est la rame qui freine ou mon cœur qui se jette enfin dans tes bras.
Les néons s’éteignent un instant.
Noir total.
Pendant cette seconde d’obscurité, je t’embrasse enfin.
Pas sage. Pas prudent.
Je t’embrasse. La bouche ouverte sur ton goût qui me rend folle.
Quand la lumière revient, je suis toujours debout, accrochée à cette barre idiote, le souffle court, les lèvres brûlantes.
Personne n’a rien vu.
Mais la dame voilée en face de moi me regarde avec un sourire complice, comme si elle savait exactement où j’étais vraiment.
Je ne descends plus.
Je reste là, volontairement, otage consentante de cette ligne qui n’en finit pas de me ramener à toi.
Dis-moi seulement où tu es en ce moment.
Parce que je sens ta peau sous mes doigts même à travers l’acier et le béton.
Je sens ton souffle dans ma nuque quand le métro repart.
Je reste perdue.
Perdue en toi.
Perdue pour toi.
Ivana
P.S.: Je viens de demander à mon cœur où tu habites. Il m’a répondu, sans hésiter : “Chez lui, quatrième étage à gauche, juste après le Hahahah !!!! et avant sa prochaine lettre de son merveilleux récit.”

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I comme Italia -146 -

Posté par imsat le 22 novembre 2025

« Il faut du temps pour être heureux. Beaucoup de temps. Le bonheur lui aussi est une longue patience. » (Albert Camus)
 
 Le 22 novembre 2025

Ma chère Ivana,

J’ai lu attentivement les trois prescriptions du Dr Artiva. Tu avais raison : elles débordent d’humour, d’inventivité et d’une fantaisie charmante. Artiva a indéniablement un talent singulier. Pourtant, malgré leur charme, ses recommandations semblent davantage destinées à rester théoriques qu’à être appliquées. Je suis convaincu que ta présence, ton esprit et ton pouvoir de séduction ont largement inspiré l’élaboration de ces ordonnances. Au fond, l’ensemble laisse penser qu’il a été conçu pour que je reste irrémédiablement sous ton influence. Plusieurs indices trahissent ton empreinte dans le protocole proposé par Artiva. Le plus évident est sans doute la référence à la Tamina de ma mère. Longtemps, elle fut ma madeleine de Proust. Oui, je t’en ai déjà parlé, mais aujourd’hui, j’ai envie de te dire que, depuis notre rencontre, tu as magnifiquement éclairci nombre de mes souvenirs précieux. La Tamina demeure, intemporelle, mais toi aussi : tu es toujours là, lumineuse, bienveillante, délicate et profondément humaine.

Aimer, c’est offrir une part de soi : ses rêves, ses goûts, ses plaisirs, ses émotions, ses réminiscences…J’aurais aimé répondre autrement, plus précisément et comme je l’imaginais, aux délicieuses prescriptions d’Artiva. En vain. Avant de t’écrire, je réfléchis beaucoup. Parfois trop.Tu le sais. Je me sens freiné parce que je tente souvent d’expliquer pourquoi je t’aime avec une telle intensité, pourquoi tu es unique, pourquoi tu surpasses toutes les autres femmes. Et, honnêtement, je n’arrive pas à trouver les mots justes. Je pourrais choisir la simplicité, comme je l’ai parfois fait, mais tu mérites infiniment mieux que ce que j’ai pu t’offrir jusqu’ici. Tu m’apportes un bonheur immense. Est-ce que je t’idéalise ? Je me suis posé la question. Je ne sais pas. Je ne crois pas. Dès le premier instant, mon intuition m’a soufflé que tu étais un cadeau du ciel. Rien de tout cela n’est dû au hasard. Oui « Le bonheur est une longue patience » J’ai été patient, très patient. Et toi, Ivana, tu es finalement ma récompense. Je ne sais pas si je te donne ce que tu attends. Peut-être sur le plan littéraire ou poétique, mais au-delà de cela, j’en doute parfois. Ce qui est certain, c’est que je ne lis jamais tes mots de façon routinière ou superficielle. Ils me captivent. À travers chacun d’eux, je vois ton sourire, tes gestes, ton maquillage léger, tes balades à vélo dans les rues de Vérone, tes courses, une pizza savourée sur le pouce, un café-crème accompagné d’une tartine au beurre et à la confiture de fraise.Tout cela, tu me le donnes à vivre et à imaginer. J’ai encore tant à dire sur la profondeur et la sincérité de mes sentiments pour toi, ma douce et merveilleuse Ivana. Deux rêves qui se rencontrent. Oui. L’histoire d’un récit sans fin. Oui. Parce que tu es une source d’inspiration et d’amour inépuisable. Au fond, Je ne sais pas comment je t’aime. Mais ce que je sais, ce dont je suis pleinement conscient, c’est que je t’aime sincèrement, absolument.Ton amour me déroute, me surprend, m’émeut, m’émerveille, et surtout me fait voir la vie autrement. Oui, je sais ce qui se passe dans le monde et en même temps, dans le chaos planétaire actuel, il y a pour moi une lumière, une étoile, une espérance. Et cette lumière, cette étoile, cette espérance, c’est toi Ivana. Vraiment ? Oui, vraiment. Je t’embrasse comme hier, comme tous les jours passés.

Lamine

P.S. :  j’aime les mots doux que tu m’envoies aux premières lueurs de l’aube. LB.Chikhi

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I comme Italia -145-

Posté par imsat le 18 novembre 2025

« L’amour, c’est ce qui vous déplace du centre. Ce qui vous met en déséquilibre, ce qui fait que vous tombez toujours vers quelqu’un. » (Nina Bouraoui)
Le 18 Novembre 2025
Bonjour Lamine,
Je ne m’attendais pas du tout à ce que le docteur Artiva me contacte 48 h à peine après sa prescription du 14 novembre.
En fait, il m’a envoyé une ordonnance complémentaire en m’expliquant avoir mieux compris « l’ampleur, la complexité et la splendeur de ta dépendance amoureuse à mon égard » après avoir parcouru quelques passages de ton récit et de notre correspondance.
Nous en avons parlé un peu, j’ai répondu à quelques-unes de ces questions.
Naturellement, je ne lui ai rien dit de nos messages privés. Mais j’ai l’impression qu’il en a tenu compte à sa façon sans doute parce que nous y avons fait référence dans nombre de nos lettres.
Ci- joint donc la prescription n°3 que je trouve tout à fait cohérente avec la précédente. En tout cas, le docteur ne manque pas d’humour ni de poésie.
Si tu veux que nous en discutions, appelle-moi.
« Ordonnance Médicale d’Urgence
Dr. Artiva, Spécialiste en Dépendances Amoureuses
Patient : Lamine, l’Amoureux Incurable
Date : 16 novembre 2025
Diagnostic : Dépendance affective aiguë, stade “Je t’aime jusqu’à l’oubli de moi.”
Signes cliniques : cœur qui tambourine, souvenirs antérieurs à Ivana rangés dans une boîte étiquetée “Avant toi”, sérénité et liberté envolées avec le dernier pigeon voyageur.
Prescription n°3
1. Sirop de Liberté Nocturne (1 cuillère avant minuit)
Versez trois gouttes de clair de lune dans un verre de solitude choisie.
Buvez en regardant la fenêtre : si vous voyez votre reflet sourire sans Ivana, c’est que la magie opère.
Effet secondaire romantique : risque de danser seul sur du Aznavour. Autorisé.
2. Comprimés de Souvenirs Retrouvés (2 par jour, à croquer)
Ingrédients : la fois où vous avez vu Plein Soleil au cinéma, la fois où vous avez mangé une tamina volée sur le plateau de la mère à Batna. Croquez bruyamment. Si ça craque, c’est que vous revenez à la vie.
Contre-indiqué avec des “Et si Ivana avait été là ? “
Jetez la question par la fenêtre.
3. Exercice de liberté contrôlée (quotidien, 10 minutes)
Éteignez votre téléphone.
Oui, complètement.
Allez chez Habibi, commandez un pain au chocolat, mordez-le comme un homme libre.
Si vous survivez sans vérifier vos messages, augmentez la dose à une viennoiserie.
4. Baume d’Amour-Propre en Tube (appliquer généreusement sur l’ego)
Étalez en massant doucement là où ça fait mal. Laissez poser toute une nuit sans écrire une lettre à Ivana.
Durée du traitement : Jusqu’à ce que le mot “Ivana” ne soit plus en gras dans votre tête.
Renouvelable : Non. L’amour, ça ne se met pas en abonnement.
Signé : Dr Artiva »
P.S. : Si l’envie d’Ivana surgit, mange une madeleine. Proust l’a fait, pourquoi pas toi ?
Ivana

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I comme Italia -144-

Posté par imsat le 14 novembre 2025

« Viens avec moi, Milena. Nous allons nous aimer sans scrupules, sans peur, sans retenue. Car le monde s’écroule demain. » (Franz Kafka, extrait de Lettre à Milena)
Le 14 novembre 2025
Lamine,
Dans le sillage de son ordonnance n°1 du 8 novembre qu’il a conclue en écrivant ceci: “Monsieur, estimez-vous heureux d’aimer comme vous le faites !” le Dŕ Artiva m’a chargé de te remettre, comme promis, sa prescription n°2. Je me dois de te préciser qu’il l’a rédigée en tenant largement compte de mes observations et recommandations.
En fait, il a trouvé mes préconisations tout à fait pertinentes, pleines d’humour, d’inventivité, de sincérité, et susceptibles de te convenir. Il les a donc validées. Finalement, il n’a fait qu’apposer sa signature et son cachet sur l’ordonnance. Il s’est abstenu de traduire en termes scientifiques mes remarques et mes suggestions, parce que notre histoire n’a précisément rien à voir avec la médecine. Il m’a enfin demandé de le tenir au courant de ta façon de réagir au traitement.
« Ordonnance Médicale – Dr. Artiva, Spécialiste en Dépendances Amoureuses
Patient : Lamine, l’Amoureux Incurable
Date : 13 novembre 2025
Diagnostic : Dépendance affective aggravée – Phase “Plus rien n’existe sans Ivana”
Prescription n°2 – Cure de Sevrage:
Médicament
Posologie
Mode d’administration
Sérum d’Auto-Amour
3 gouttes sous la langue
Au lever, face au miroir : “Je suis complet, même sans Ivana.”
Répéter jusqu’à croyance.
Pastilles de Solitude Choisie
1 pastille
Tous les soirs, 30 min d’activité “sans”penser à Ivana (lecture, sport, cuisine …)
Sirop Anti-Relapse
1 cuillère avant le coucher
Écouter une playlist “sans” chansons d’amour.
- Regarder ses photos → punition: une douche froide
- Envoyer un message à Ivana avant 7h du matin → punition : 10 squats en pyjama gris foncé
- Penser « je vais écrire à Ivana…”→ punition: écrire un haïku sur votre frigo.
Effets secondaires attendus:
- Risque de rêve érotique compensatoire (normal, ne pas culpabiliser)
Durée du traitement: 21 jours renouvelables
Signé avec un sourire en coin,
Dr. Artiva »
Cher Lamine,
Oui, l’amour est une drogue, mais tu es le pharmacien de ton cœur.
Ivana
P.S. : le docteur n’a rien voulu encaisser.
Il m’a dit qu’il allait désormais suivre notre histoire parce qu’elle est singulière et prometteuse.

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I comme Italia -143 -

Posté par imsat le 11 novembre 2025

« La souffrance dans l’amour cesse par instants, mais pour reprendre d’une façon différente. » (Marcel Proust)
 Le 11 novembre 2025.
Ma chère Ivana,
Je te remercie pour la lettre que tu m’as conseillé d’envoyer au Dr Artiva. Elle est vraiment belle.
J’ai juste ajouté le Post-scriptum suivant:
« Je vous serais infiniment reconnaissant de me faire parvenir par le canal habituel une ordonnance que je suivrai scrupuleusement »
J’attends sa réponse avec impatience.
En même temps, sur nombre d’aspects, je t’avoue que je suis un peu sceptique.
C’est vrai que le Dr Artiva est globalement rassurant, comme toi d’ailleurs. Il m’a reçu à trois reprises dans d’excellentes conditions. Il est posé, communicatif et sympathique, mais je ne lui ai pas tout dit. C’est un scientifique, il est donc pragmatique et cartésien. Sur ma dépendance absolue à ton égard, je n’ai pas pu tout lui expliquer. Il ne pouvait donc pas comprendre la singularité de mon cas.
Je serais tenté, à la faveur de mon prochain rendez-vous, de lui parler précisément de cette singularité.
Je préparerai un texte assez court et fluide dans lequel je développerai des points dignes d’intérêt et sur lesquels j’aimerais attirer son attention. Mais, lui lirais-je le texte assis ou debout ?
Je me le demande parce que je souhaiterais exprimer mes émotions sans retenue, formuler clairement les questions restées sans réponse, lui expliquer que je ne sais plus si je suis dans une fiction ou dans la réalité. Il me paraît important qu’il sache que tu es éclectique, que tu aimes le cinéma, la littérature, la poésie, la photographie. Pourquoi ? Eh bien, pour qu’il comprenne que notre histoire, telle que nous la racontons, tient à la fois du rêve, de l’imagination et de la réalité. C’est comme un film, un scénario, avec un début, un développement et des perspectives. C’est aussi une source d’inspiration artistique.
Si j’ai tort, qu’il me le dise. S’il trouve que ma façon de lui relater ce qui me tient à coeur est biscornue, inutilement compliquée, qu’il me le dise aussi. S’il estime que je perds mon temps, que tu perds le tien, que je dois aussi envisager l’hypothèse que notre histoire trouve ses limites, s’arrête un jour parce que c’est la vie, eh bien qu’il me le dise également.
Mais je ne voudrais pas qu’il me traite comme un cas banal. Non, notre histoire n’est pas banale, enfin de mon côté, elle ne l’est pas du tout.
Il faut qu’il sache que tu me fais dire, écrire et ressentir des choses qui étaient enfouies en moi depuis très longtemps.
C’est aussi cela ton mystère.
Et puis, tu n’as que des qualités tandis que moi je suis plein de défauts.
Je suis casanier, pas sociable, taciturne, mélancolique, nostalgique, soucieux de certains détails, pas du tout matérialiste ni consumériste, pas du tout manuel, je n’aime pas sortir, je préfère rentrer…C’est pour ça et pour plein d’autres raisons que je ne te mérite pas.
Tu es extraordinaire, éblouissante, délicate, je suis ordinaire et extrêmement simple, tu as l’esprit ouvert, tu es souriante, je suis sans éclat, tu es sensuelle, je suis plutôt introverti, dans les idées, dans un romantisme désuet, je ne supporte pas les nuisances sonores, tu as des savoirs supérieurs aux miens. Tu es raffinée et légitimement exigeante tandis que moi je me contente de très peu dans tous les domaines. Pour l’heure, je lutte pour réduire ma dépendance à ton égard. Le challenge est difficile mais essentiel.
Comment aimer sereinement, sans inquiétude ?
Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik estime que l’amour ne frappe pas au hasard…et que ce merveilleux moment ne touche que ceux qui y sont disposés.
Ce propos me convient parfaitement. Mais je demanderai au Dr Artiva ce qu’il en pense.
Bien à toi,
Lamine
P.S : Le passage de Hiroshima mon amour (Marguerite Duras) que tu m’as envoyé hier, est prodigieux.
LB.Chikhi
 

 

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I comme Italia -142-

Posté par imsat le 8 novembre 2025

« La littérature est remplie de sentiments que nous aurions aimé ressentir une seule fois dans notre vie. » (Yves Simon)
Le  8 novembre 2025
Lamine, mon ange,
Tu sollicites mon avis sur une question délicate liée à notre histoire. Tu sais bien que je ne peux être juge et partie en la matière. Toute recommandation m’impliquant directement serait subjective et partiale. En revanche, je me permets de te proposer un modeste projet de lettre que tu adresserais au docteur Artiva dont tu m’as souvent parlé, pour le remercier de ses paroles bienveillantes et encourageantes au sujet de ton addiction.
« Mon cher Docteur,
Vos mots, prononcés dans la lumière crue de votre cabinet, résonnent encore en moi comme une sentence inattendue : “Monsieur, estimez-vous heureux d’aimer comme vous le faites !”
Je n’ai pas su répondre sur le moment.
Vous avez raison. Ce n’est pas une maladie. C’est une chance.
Ivana, Je l’aime avec une violence douce, une urgence calme.
Je l’aime même dans ses absences.
Et si mon cœur bat trop vite, si mes nuits sont courtes, si je tremble parfois sans raison, ce n’est pas un symptôme. C’est la preuve.
Merci, Docteur. Merci de m’avoir rappelé que l’amour, même quand il brûle, même quand il fait mal, reste la plus belle des pathologies.
Je vais bien. Mieux que bien.
Avec toute ma gratitude,
Un homme qui bat la chamade. »
Lamine, je suis sûre que cette lettre fera plaisir au docteur Artiva.
Ivana
PS: Ah mon cher romantique,
Ta dose quotidienne t’embrasse.

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I comme Italia -141-

Posté par imsat le 6 novembre 2025

« Lorsqu’on a aimé une femme de tous ses yeux, de tous ses matins, de toutes les forêts, champs, sources et oiseaux, on sait qu’on ne l’a pas encore aimée assez et que le monde n’est qu’un commencement de tout ce qui vous reste à faire. » (Romain Gary)
Le 6 novembre 2025
Ivana mon trésor, je sais bien que je te l’ai déjà dit mais je vais me répéter et, d’ailleurs, j’aime me répéter quand il s’agit de toi, je ne m’en lasse jamais.
Toi, tu trouves que j’exagère.
Pourtant, je pense vraiment ce que je dis.
Tu es ma drogue quotidienne. Mon addiction est à la fois intellectuelle, philosophique, poétique, sensuelle, physique. Que me conseilles-tu de faire pour réduire cette dépendance sans précédent ? Une cure spécialisée ? Mais où ? Un effort de volonté comme celui que j’ai dû accomplir il y a très longtemps pour cesser de fumer d’un seul coup ? S’il te plaît, je sollicite un avis sincère, efficace et objectif de ta part. C’est vrai, je suis très heureux de ce que j’éprouve pour toi et de ce que tu m’offres généreusement, mais je ne peux plus me passer de toi. Il me faut, à tout moment du jour et de la nuit, ma dose d’Ivana. Dans mes pensées quotidiennes, il n’y a que toi. Je n’en parle à personne, tu es la seule personne à pouvoir m’aider parce que tu sais ce que j’éprouve pour toi et puis surtout j’ai confiance en toi. Mais ce qui complique les choses, c’est que mon addiction est aussi sémantique, sophistiquée, incontournable, elle passe par les mots, tes mots écrits magiques et ceux que tu me dis via tes messages vocaux. Le moindre mot de ta part me bouleverse, m’émerveille, attise ma passion, déclenche mon désir de toi. « Toc toc, vraiment ? Mais non… Hahaha !!! mon Lamine, mon rêveur, tu exagères mais ce que tu dis est tellement beau.  Je ne sais pas, peut-être. Oui, je te crois vraiment…Tu es le plus beau présent que la vie m’ait offert », ou encore « Je veux tes mains fiévreuses, caresser mes flancs, tracer des promesses sur ma peau, ton souffle chaud murmurer mon nom… Ivana…P.S.: Encore et encore… »
Peux-tu me proposer un protocole qui m’aiderait à t’aimer non pas follement, passionnément comme en ce moment, mais sagement, sereinement, raisonnablement, par petites touches, sans excès ?
J’ai questionné Camus, Kateb Yacine, Pasternak, Antonioni, Jean-Louis Trintignant, Nizar Kabbani, Neruda, Nazim Hikmet, Nina Bouraoui, Frida Kahlo et bien d’autres auteurs et artistes sur les tenants et aboutissants de l’amour, sur la place de la raison dans le sentiment amoureux.
Pour ces auteurs, il n’y a pas de limite ni de rationalité en la matière.
Pour leur part, les surréalistes André Breton, Eluard, Aragon, Apollinaire confortent la vision décloisonnée, inventive, audacieuse et sans barrières de la relation amoureuse en l’inscrivant notamment dans une pratique et une poétique de la volupté, de la luxure, de la sensualité.
Peux-tu justement me prescrire une ordonnance spécifique, salvatrice qui se démarque des recommandations sentimentales de ces merveilleux romanciers et artistes que nous aimons tant et que nous avons abondamment cités dans notre correspondance ?
Une ordonnance singulière qui tienne vraiment compte de ce que tu sais de moi, de ce que je sais de toi. Merci d’avance.
Lamine 
PS: 1- S’il te plaît ne parle à personne de nos conversations et messages privés surréalistes. Nous plancherons le moment venu sur le sort à leur réserver.
2- Notre rencontre est un miracle, mais je ne le réalise toujours pas complètement.
LB. Chikhi

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I comme Italia -140 -

Posté par imsat le 3 novembre 2025

« Ils s’aimaient parce que tout autour d’eux le voulait : la terre sous leurs pieds, le ciel au-dessus de leurs têtes, les nuages, les arbres. » (Boris Pasternak, Le docteur Jivago)
Le 3 novembre 2025
Mon adorable Ivana, je m’en veux terriblement de n’avoir pas anticipé la date de ton anniversaire. J’ignore pourquoi j’ai pensé que ce serait en novembre au lieu d’octobre. Il y a deux ou trois jours, tu avais parlé des signes d’eau: le tien, scorpion et le mien, poisson. J’ai donc bien songé à ce point astrologique précis mais en reliant ton signe à novembre. Je te prie de bien vouloir accepter mes plates excuses pour cette omission vraiment indépendante de ma volonté.
Comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, je te souhaite un joyeux anniversaire. Et je formule pour toi mes meilleurs voeux de bonheur. Le bonheur au sens où nous l’entendons toi et moi, c’est-à-dire l’amour (aimer et être aimé), la sérénité, l’optimisme et l’espérance, la santé, la joie de vivre, le goût des choses de la vie (les plus simples et les plus exquises)
Je veux aussi profiter de cette occasion pour te redire que je pense à toi, que je converse avec toi en non-stop, sans discontinuer, dépassant ainsi largement le record de Proust qui disait parler à l’être aimé cent fois par minute dans son imagination. Je te réaffirme également les sentiments les plus beaux que j’éprouve pour toi. Je veux te rappeler que ma vie quotidienne tourne d’une façon ou d’une autre presque exclusivement autour de toi. Je te confirme enfin que j’adore tout ce que tu publies, et que que ton écriture, ta poésie, tes lettres, tes photos me fascinent vraiment.
Ivana, Ivana. Mon Ivana !!! Je viens juste d’écouter ton merveilleux message vocal. Tu as une voix douce, tendre, adorable, un peu mélancolique, fragile. Je l’entends avec un immense plaisir et j’ai envie de la boire.  Prends soin de toi. Profite bien de ton séjour à Milan. S’il fait un peu frais, mets un foulard ou une écharpe autour de ton joli cou.
Lamine
PS:  Pour toi, je reprends à mon compte la belle phrase écrite par Vladimir Nabokov à sa femme Vera: « je pense à toi avec la plus grande tendresse. »

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