Posté par imsat le 5 janvier 2026
La raison pour laquelle une citation d’auteur précède chaque chapitre du récit et chacune des lettres échangées entre Ivana et moi, est d’abord liée à l’immense plaisir que la littérature me procure, plaisir que j’ai été très heureux de partager avec ma charmante inspiratrice. J’appréhende un écrivain à travers son œuvre, sa biographie et ses interventions médiatiques. Mais je ne néglige pas les citations car, bien qu’elles ne puissent évidemment pas se substituer à la lecture intégrale d’un livre, agissent néanmoins comme des repères. Elles me permettent de mémoriser l’auteur en lui associant quelques phrases précises, marquantes. Il se crée ainsi une sorte de « référentiel » qui m’aide à distinguer et à démarquer les différents écrivains les uns par rapport aux autres. Ma démarche initiale ne consistait pas du tout à commenter les citations sélectionnées, ni à m’en servir comme base d’écriture. Les aphorismes, par nature, se suffisent à eux-mêmes et emportent souvent l’approbation du plus grand nombre. La raison pour laquelle Ivana et moi avons inclus dans nos échanges des citations et extraits de correspondances épistolaires tient aussi au fait qu’ils reflètent les affinités qui ont présidé à nos premières interactions sur la plateforme Twitter. Il n’y a donc pas nécessairement de lien direct entre les citations rapportées et I comme Italia. En revanche, des phrases remarquables de certains auteurs m’ont permis de mieux comprendre, par diverses extrapolations, pourquoi j’ai été tantôt extrêmement nuancé tantôt direct et explicite autant dans l’écriture du récit que dans ma correspondance avec Ivana.
« J’aime les gens qui choisissent avec soin les mots à ne pas dire »
Cette magnifique citation de la poétesse Alda Merini par laquelle j’ai titré un chapitre du récit est sans doute celle qui m’a le plus marqué. J’ai été très ravi de la découvrir car elle convergeait complètement et idéalement avec la délicatesse, la bienveillance, la générosité qui ont dès le début caractérisé ma relation avec Ivana. Je me suis très vite rendu compte que la retenue dont je faisais preuve dans mon écriture correspondait à celle d’Ivana. À ce moment-là, je ne connaissais pas encore la citation de Mérini. Dans la même optique, je ne résiste pas à la tentation d’évoquer Michel Serres dont j’ai suivi avec intérêt nombre d’interventions médiatiques.
« C’est tellement rare, c’est tellement improbable, c’est tellement miraculeux que c’est peut-être ça la civilisation et la culture. Rencontrer quelqu‘un qui écoute. »
Je connaissais cette brillante citation du philosophe bien avant de commencer à écrire I comme Italia. Et je me suis très vite aperçu que mon récit s’inscrivait parfaitement dans la recherche d’une rencontre inattendue, exceptionnelle, longtemps espérée. Mais qu’en est-il vraiment des citations à l’épreuve du réel ? D’aucuns estiment qu’elles sont intemporelles, imparables, indiscutables. Mais est-ce toujours le cas ?
Cet article a été publié le Lundi 5 janvier 2026 à 2:39 et est catégorisé sous Non classé.
Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires.
Vous pouvez laisser un commentaire. Les trackbacks sont fermés.
Laisser un commentaire