I comme Italia -153 -
Posté par imsat le 12 décembre 2025
« Un jour tu me demanderas ce qui est le plus important, ta vie ou la mienne ; je te répondrai la mienne et tu t’en iras, sans même savoir que tu es ma vie. » (Khalil Gibran)
Le 12 décembre 2025
« Je ne peux pas vous voir.
mais je sais que vous êtes là.
Si loin, si proche.
On monte dans un train ? »
Entre Paris et Portofino, dans la cabine du Venice Simplon-Orient-Express, il y avait cette sublime lumière bleu-vert.
Elle était encore à moitié endormie.
Ses cheveux roux sur l’oreiller.
Le plateau du petit-déjeuner était posé en travers du lit.
Elle aimait le jus d’orange.
Lui, assis au bord du lit en chemise blanche froissée, la regardait sans rien dire.
Elle ouvrit les yeux.
Un instant, elle ne sut plus où elle était.
Puis elle le vit et un sourire lui vint aux lèvres.
Elle dit : “Tu es toujours là.”
Elle tendit la main, effleura le dos de la sienne. La peau était chaude.
Dehors, la côte défilait lentement, villas roses, pins parasols, éclats de soleil sur l’eau.
Le train ralentissait déjà.
On sentait qu’on approchait de quelque chose, d’une gare, d’un quai.
Elle se redressa un peu, ramena le drap sur sa poitrine avec pudeur.
Elle demanda :”On descend à Portofino ?”
Il répondit : “On peut aussi ne pas descendre. Continuer jusqu’à Venise, jusqu’à Istanbul, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de rails.”
Elle rit doucement.
“Tu dis toujours ça. Et puis on finit toujours par descendre quelque part.”
Il hocha la tête.
Il savait qu’elle avait raison.
Il savait aussi que cette fois il aurait voulu que le train n’arrive jamais.
Comment te dire à demain ?
Ivana
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